Finance islamique: la CNEP, BDL et BADR lanceront leurs produits avant fin 2017

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La CNEP, la BDL et la BADR lanceront avant la fin de l'année 2017 leurs produits de finance islamique, a annoncé ce jeudi 19 octobre 2017 le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, qui intervenait dans le cadre de la 3e édition de l'Université du Forum des Chefs d'entreprise (FCE) à la SAFEX.

Abderrahmane Raouya a expliqué que les démarches visant à introduire la finance islamique ont déjà été lancées dans ces banques. Il a déclaré que les cadre des trois banques susnommées ont déjà bénéficié de plusieurs cycles de formation et de préparation, pour diversifier les produits de finance alternative.

Le ministre des finances a expliqué que "le lancement de la finance islamique est imminent au niveau de ces trois banques publiques. "Quatre autres banques commerciales suivront durant 2018", a-t-il rappelé.

Lors de son intervention, M. Raouya a rappelé que la finance islamique est déjà codifiée par la loi sur la monnaie et le crédit, citant également des textes législatifs de la Banque d'Algérie visant à réguler les établissements proposant ces services.

Il a fait remarquer que des banques proposaient déjà des produits islamiques, telle la Baraka, Al Salam, Trust ou encore AGB, expliquant que les trois banques publiques concernées proposent depuis plusieurs années des formules sur la base de ces textes. il a cité Rassmali et El Badil de la CNEP et la BDL respectivement.

Le même responsable a profité de son intervention pour énumérer les produits de la finance islamique qui seront, comme dans plusieurs pays, introduits en Algérie, à savoir les sukuk (obligation dans la finance conventionnelle), les murabaha (achat-vente), les ijara (équivalent du leasing) et les musharaka (équivalent du capital risque).

Des produits-types que la CNEP, la BDL et la BADR lanceront incessamment pour diversifier leurs offres, a-t-il dit.

Rappelant que la pratique des taux d'intérêt est interdite dans le cadre de la finance islamique, le ministre a déclaré que cette finance alternative permettrait sans aucun doute de mobiliser de nouvelles ressources financières et de bancariser une nouvelle clientèle.

"Cette nouvelle approche devrait répondre aux préoccupations des citoyens et permettrait de drainer des épargnes et des participations au développement économique", a-t-il conclu.

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