Tunisie: Un universitaire accusé par des étudiantes de harcèlement, la doyenne réagit

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HARASSMENT
KatarzynaBialasiewicz
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En pleine mobilisation mondiale pour dénoncer les agressions sexuelles suite à l'affaire de Harvey Weinstein, les affaires mettant en cause des présumés harceleurs circulent. Les Tunisiens ne sont pas en marge de ce mouvement avec le hashtag #MeeToo (moi aussi), en relatant des histoires de harcèlement sexuel. C'est ainsi que des étudiantes de la faculté de Sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis se sont soulevées contre un professeur qu'elles accusent de harcèlement.

Les témoignages des victimes de cet universitaire ont afflué sur Facebook. Toutefois, l'affaire a pris de l'ampleur. Les étudiantes ne se sont pas contentées de dénoncer mais elles veulent agir en lançant une pétition contre la personne concernée. La pétition a recueilli 150 signatures, a révélé Marwa, à l'origine de cette mobilisation, au HuffPost Tunisie. Marwa a annoncé que Neila Chaabane, fraîchement élue, doyenne de la faculté, a réagi en interdisant à cet universitaire d'accéder à la faculté.

"Notre mobilisation ne va pas faiblir pourtant et je vais continuer à publier les témoignages", a assuré Marwa.

Cette libération de la parole est saluée par la présidente de l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates, Monia Ben Jémia. L'universitaire a exprimé son soutien aux étudiants, se disant avoir été elle-même victime de cet enseignant. Au-delà de cette affaire, Monia Ben Jémia parle du harcèlement sexuel comme étant "un fléau à l'Université".

"Alors qu'une loi qui lutte contre les violences faites aux femmes est promulguée, des initiatives de ce genre sont les bienvenues. Elles montrent que les choses bougent. Face aux harceleurs, les femmes ne vont plus se taire", a affirmé la présidente de l'ATFD au HuffPost Tunisie.

LIRE AUSSI: #MeeToo: Quand les Tunisiennes se mobilisent pour dénoncer les agressions sexuelles dont elles ont été victimes

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