Un manque à gagner de 20 millions de dinars: la Transtu lance sa chasse aux resquilleurs

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METRO TUNISIA
Thierry Monasse via Getty Images
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20 millions de dinars. C'est le montant du manque à gagner de la Société des transports de Tunis (Transtu) occasionné par la resquille, affirme le PDG de la société Salah Belaïd sur les ondes de Mosaïque fm.

Il a précisé que la recette de la Transtu a considérablement chuté depuis quelques années. "Les recettes sont actuellement de 60 millions de dinars par an, alors qu'en 2010 elles frôlaient les 80 millions de dinars" a-t-il expliqué. Cette différence s'explique, selon ses dires, par le fléau de la fraude dans les transports publics.

La chasse aux resquilleurs

Mauvaise nouvelle pour les fraudeurs. Une campagne va être menée tout au long de l’année pour faire fuir les resquilleurs, a annoncé Belaïd. "Ce matin, symboliquement, nous avons mobilisé près de 300 cadres et salariés de la Transtu pour une journée sans bureau" a-t-il fait savoir. Un véritable système de rabattage sera mis en place pour lutter contre ce phénomène. En effet, de nouvelles mesures seront adoptées dont notamment le renforcement du contrôle dans les moyens de transports en commun, la mobilisation d'une brigade fixe dans les stations de métro et la promotion de contrôleurs et d'inspecteurs dans les trains.

Parfois, le nombre de resquilleurs dépasse la moitié des passagers

"Dimanche, je me suis personnellement rendu à la station de métro du Passage, nous avons contrôlé trois métros et nous nous sommes aperçus que 50 % des usagers étaient des resquilleurs" a déploré Belaïd. Il a ajouté que ce genre de pratique s’amplifie également durant les heures de pointe et sur les lignes lointaines, puisque ”le risque d’être surpris par un contrôleur est de moins en moins important“. "Nous serons partout" a martelé le PDG de la Transtu.

"Si le citoyen, usager du service public, veut sauvegarder le transport en commun il faut qu’il paye son ticket" a-t-lancé en rappelant que le prix du ticket a été gelé depuis près de 7 ans.

Ce phénomène de resquilleurs touche également la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT). Cette dernière enregistre, chaque année, un manque à gagner de 7 millions de dinars.

Des pertes colossales qui se répercutent sur le rendement des sociétés de transport public et accentuent leur difficultés financières.

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