#MeeToo: Quand les Tunisiennes se mobilisent pour dénoncer les agressions sexuelles dont elles ont été victimes

Publication: Mis à jour:
HARASSEMENT
PATRICK BAZ via Getty Images
Imprimer

L'affaire Harvey Weinstein continue de soulever des vagues, non seulement à Hollywood, mais dans le monde entier, brisant la citadelle du silence qui ronge beaucoup de victimes, qu'elles soient célèbres ou pas. La parole se libère pour dire stop aux agressions sexuelles.

Les internautes en France ont lancé le hashtag #BalanceTonPorc à travers lequel les témoignages des victimes de harcèlement sexuel ont afflué, donnant lieu à un débat public sur la question.

Les Tunisiennes suivent ce mouvement de masse avec le hashtag #MeeToo (moi aussi). Des Tunisiennes ont livré sur Twitter et Facebook les récits d'agressions sexuelles dont elles ont été victimes ou pour commenter ces campagnes qui tendent à arrêter ce fléau.

  • Facebook
    "#MeToo est la raison pour laquelle beaucoup d'entre nous sont foutues. C'est la raison pour laquelle nous avons peur des autres et pour laquelle on a tendance à dire désolé trop souvent même pour des choses que nous ne faisons pas. #MeToo est la raison pour laquelle nous souhaitions que nous ne soyons pas nés avec des seins. C'est pourquoi nous nous sentons constamment piégés ici..."
  • Facebook
  • Facebook
  • Facebook
    "#MeToo J'ai été harcelée sexuellement et j'étais un enfant la première fois et il est temps de faire un changement. Ecrivez un statut avec un #MeToo si vous avez également été harcelé"
  • Facebook
  • Facebook
    "10 ans, c'était dans la rue 14 ans dans l'ascenseur, 19 ans dans un taxi individuel, 29 and dans la rue..."
  • Facebook
    "La dernière fois, c'était dans le métro, samedi dernier"

À noter que selon une étude du CREDIF, 62% des femmes interrogées ne réagissent pas après avoir subi une violence morale, 95% ne portent pas plainte, 40 % ne réagissent pas à une agression physique, 23% d'entre elles disent que leur seule réaction est de pleurer et s'enfuir et 82% ne poursuivent pas en justice leurs agresseurs. Quant à la violence sexuelle, 66% des victimes ne réagissent pas et 97% ne portent pas plaintes.

Afin de sensibiliser le grand public sur la gravité de ce phénomène, le CREDIF avait lancé fin septembre 2017 une campagne contre le harcèlement dans les transports en commun. De son coté, la société civile ne cesse d'alerter sur le danger de la banalisation de ce fléau.

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

via GIPHY