Le pétrole grimpe, la fièvre géopolitique reprend les marchés

Publication: Mis à jour:
OIL EXCHANGE
Traders work on the floor of the New York Stock Exchange (NYSE) in New York, U.S., on Monday, Oct. 16, 2017. The dollar strengthened and Treasuries fell after Federal Reserve Chair Janet Yellen suggested gradual rate increases are warranted despite soft inflation. Gains in oil and copper drove a gauge of commodities to a six-month high. Photographer: Michael Nagle/Bloomberg via Getty Images | Bloomberg via Getty Images
Imprimer

Les prix du pétrole montaient à nouveau mardi en cours d'échanges européens, alors que les tensions au Kurdistan irakien et en Iran menacent de perturber l'offre mondiale.

Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 57,97 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 15 cents par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre gagnait 17 cents à 52,04 dollars.

"Le risque géopolitique continue de s'intensifier, alors que l'armée irakienne a pris mardi le contrôle de champs pétroliers tenus jusqu'à présent par les Kurdes tandis que le président Donald Trump n'a pas certifié l'accord iranien" vendredi, ont résumé les analystes de Goldman Sachs.

"Des unités de la police fédérale ont pris les champs pétroliers de Bay Hassan et Havana", au nord de la ville de Kirkouk (nord-est), à la faveur des opérations militaires lancées par le pouvoir central pour asseoir de nouveau son contrôle sur cette région, a en effet indiqué mardi la police fédérale irakienne.

"Si les tensions montent encore entre autorités kurdes et gouvernement central, cela pourrait mener à la fermeture de l'oléoduc kurde qui conduit plus de 500.000 barils de brut sur le marché international à travers la Turquie", a prévenu Tamas Varga, analyste chez PVM, qui juge qu'il y a "un risque réel de déficit de l'offre".

Du côté de l'Iran, la décision du président américain donne la possibilité au Congrès américain de rétablir certaines des sanctions économiques qui ont notamment empêché le pays d'exporter son pétrole.

L'Irak et l'Iran sont respectivement le deuxième et le troisième plus grand producteur de pétrole de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole).

Le premier producteur du cartel, l'Arabie saoudite, gardait l'attention des marchés.

"Les négociations sur une offre chinoise directe sur les 5% de Saudi Aramco (qui devaient être introduit en Bourse sur le marché public, ndlr) mettent la pression sur les prix", ont commenté les analystes de JBC Energy.

"Rien n'a été confirmé, mais les grandes entreprises chinoises pourraient être moins réactives au prix du pétrole que d'autres investisseurs, et Saudi Aramco pourrait accepter un partenariat qui rendrait l'effort d'une introduction en Bourse obsolète. L'effort saoudien pour garder les prix élevés pourrait s'estomper", ont-ils détaillé.

L'Arabie saoudite est la figure de proue de l'effort qui lie l'Opep et d'autres producteurs, comme la Russie, pour limiter leur production jusqu'à fin mars 2018 pour rééquilibrer le marché et soutenir les prix.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.