Quand le sable du Sahara fait changer de couleur le ciel de la Bretagne

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SABLE SAHARA BRETAGNE
Quand le sable du Sahara fait changer de couleur le ciel de la Bretagne | Twitter/ClaudeRenou
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MÉTÉO - Les Bretons se sont réveillés dans une atmosphère étrange. Ce lundi 16 octobre, le ciel des villes de Vannes, Lorient, Brest ou Saint-Brieuc, dans l'ouest de la France, était presque apocalyptique et teinté de jaune, rapporte Ouest-France. Des images impressionnantes, partagées par les internautes sur les réseaux sociaux, donnent l'impression que la région est balayée par un gigantesque incendie.

En cause, l'ouragan Ophelia au-dessus de l'océan Atlantique, qui se dirige actuellement vers l'Irlande, avec des vents soufflant à plus de 130 km/h. Les rafales emportent avec elles le sable du Sahara ainsi que les odeurs des incendies qui touchent l'Espagne et le Portugal, et qui ont fait des dizaines de morts.

Météo Bretagne explique ce phénomène: "Avec le couvert nuageux gris, on a la sensation d'observer le ciel d'une apparence jaunâtre. Contrairement aux deux derniers jours où les particules étaient déjà dans le ciel avec le flux de Sud, le vent est plus fort que les jours précédents et en plus nous avons des concentrations deux fois plus importantes. Concernant l'odeur de feu, pas de panique là non plus. De violents incendies ravagent malheureusement le Portugal et la partie ouest de l'Espagne. (...) Le flux de sud-ouest nous apporte les fumées jusqu'à notre région. Les fumées traversent le Golfe de Gascogne et dégagent une odeur brûlée ou de feu".

Ce lundi, l'Irlande a ordonné la fermeture de toutes les écoles en prévision de l'arrivée de l'ouragan, le plus important jamais enregistré aussi loin à l'est dans l'océan Atlantique. Ophelia devrait se transformer en tempête "post-tropicale" mais restera "puissante" lundi à l'approche de l'Irlande et du Royaume-Uni, selon les dernières prévisions du Centre américain des ouragans (NHC).

Ces deux pays pourraient subir "un impact direct provoqué par le vent et la forte pluie, mais aussi par des conditions maritimes dangereuses", a précisé le NHC, basé à Miami.

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