Hirak: le détenu en grève de la faim "se porte bien", affirme l'administration pénitentiaire de Taourirt

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DÉMENTI - L'Administration de la prison locale de Taourirt a indiqué que les informations diffusées sur l'état de santé d'un détenu, dans le cadre des événements d'Al Hoceima, sont infondées, précisant que ce dernier se porte bien et qu'il bénéficie du suivi médical nécessaire. Mesure de la tension, du poids et de la glycémie sont ainsi réalisés par le staff médical de l’établissement pénitentiaire, certifie dans un communiqué la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).

La même source affirme que le détenu a bénéficié durant sa détention de deux examens médicaux au sein de l’établissement pénitentiaire et de quatre autres dans l’hôpital provincial de Taourirt, dans le cadre du suivi de son état de santé, réfutant "les allégations prétendant qu'il a eu des crises cardiaques suite à une grève de la faim".

La DGAPR souligne par ailleurs que le directeur régional de l'Oriental s'est rendu trois fois pour convaincre le détenu de mettre fin à sa grève de la faim, tout comme les autorités judiciaires de Taourirt et la Commission régionale des droits de l'Homme d'Oujda-Figuig qui auraient tenté de le raisonner, en vain. La DGAPR réagit ainsi à des informations diffusées par des sites électroniques et relayant les propos des familles de détenus d'Al Hoceima au sujet de ce prisonnier désigné par les initiales R.A.

L'inquiétude des proches et de la société civile

La grève de la faim entamée par certains détenus du Hirak inquiète la société civile et notamment l’Observatoire marocain des prisons (OMP), qui tire la sonnette d’alarme quant à l’état de santé des grévistes dans les prisons de Casablanca, de Fès, Taza et Taourirt, où de nombreux détenus du Hirak ont été transférés.

L'OMP a appelé la Délégation générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR) à assurer une veille constante en surveillant la santé des détenus grévistes et à leur garantir "l'intégrité physique et psychologique" en veillant, si nécessaire, à leur droit à l'hospitalisation.

Le 10 octobre dernier, le frère de Mohamed Jelloul, Khalid Jelloul, alertait sur sa page Facebook sur la perte de conscience de son frère et de Rabii Al Ablaq, tous deux détenus en grève de la faim. Khalid Jelloul imputait dans son message "toute la responsabilité à l’État" dans le cas où son frère ou Rabii Al Ablaq perdraient la vie, et invitait les organismes militants pour les droits de l’Homme "à intervenir de toute urgence dans le cas des détenus, surtout les grévistes de la faim dans la prison de Oukacha, avant qu’il ne soit trop tard".

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