Tunisie: L'invitation de Jebali, Laârayedh et Essid à l'Arab Conférence of Harvard ne plait pas aux internautes

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LARAYEDH
Arab conference at havard
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Plusieurs internautes Tunisiens n'on pas tardé à manifester leur refus quant à l'invitation lancée aux anciens chefs du gouvernement Hamadi Jebali, Ali Laârayedh et Habib Essid en tant que speakers à l’Arab Conférence of Harvard qui se tiendra du 9 au 12 novembre 2017.

Sous le thème "Visionnaires arabes: demain nous appartient", ces derniers livreront leurs visions et témoigneront de leurs expériences à la tête du gouvernement tunisien post-révolutionnaire.

"La version 2017 de la Conférence arabe à Harvard visera à promouvoir l’unité entre les communautés arabes et mondiales et à mettre en valeur les hommes et les femmes inspirants qui œuvrent à cette fin" affirme l'université.

À travers ceci, la Conférence arabe à Harvard mettra en valeur simultanément "l’ingéniosité, l’engagement et la résilience du peuple arabe", annonce la page Facebook de l'Arab Conference at Harvard.

"Combien de fois vous aurez dans un seul panel trois chefs du gouvernement réunis?" annonce la page officielle de l'événement sur Facebook.

Cette annonce n'a pas plus aux Tunisiens et a suscité de vives critiques de la part des étudiants et professionnels notamment ceux qui résident aux États-Unis. Les critiques se sont enchainées et les commentaires se sont succédés dénonçant le choix de ces trois personnalités.

"En tant qu'Alumni et Tunisien, vous ne pouviez pas choisir un pire casting, à moins bien sûr que le sujet soit 'comment ruiner les générations futures' ", a noté Lotfi Saibi, expert en développement des compétences en leadership et ancien de Harvard.

"Le sujet devrait être 'Comment ces trois gars ont avorté une révolution et ont ruiné un pays?' Honte à vous! Pourquoi n'invitez-vous que des perdants dans ce panel?" écrit un autre.

"C’est une honte pour Harvard d’avoir invité Jebali et Larayedh, qui sont impliqués dans l’attaque terroriste perpétrée dans un hôtel en Tunisie, en 1987. Ils ont aussi ruiné le pays après la révolution de 2011 et facilité la tâche à leurs frères terroristes pour rejoindre la Syrie", réplique un autre.

"Boycott Boycott… Quelle insulte aux Tunisiens! Ces hommes et bien d’autres (...) ont pillé ce qui restait dans le pays suite à la chute du régime de Ben Ali … La seule vision qu’ils pourraient avoir est leur enrichissement personnel," ajoute un autre.

Tandis que d'autres ont salué ce choix: "Une excellente occasion de révéler ce qui a été fait en Tunisie pendant la période post révolutionnaire, les lacunes et les avantages de ce qu'on appelait le printemps arabe. J'attends et j'espère que la conférence sera en arabe, traduite en anglais, mais je doute de la maîtrise de l'anglais" .

Réagissant à cette vague de critique, "Arab Conference at Harvard" a indiqué dans un post "qu'en tant qu'organisateurs de la conférence, nous encourageons un débat ouvert avec trois représentants précédents du peuple tunisien. Nous encourageons ceux qui sont d'accord et en désaccord avec les intervenants à venir exprimer leurs opinions".

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