Collision maritime de Kerkennah : 16 nouveaux corps repêchés...34 victimes recensées selon un nouveau bilan

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DEFENSE ARMY TUNISIA
FETHI BELAID via Getty Images
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Seize nouveaux corps de migrants clandestins ont été repêchés, lundi, à la suite du naufrage d’une embarcation de fortune heurtée le 8 octobre 2017 au large de l’archipel de Kerkennah par un navire de l’armée de mer, portant ainsi le nombre des victimes de ce drame à 34, a confié à l’agence TAP le porte-parole du ministère de la Défense nationale, Belhassan Oueslati.

Six corps ont été repêchés cet après-midi et dix autres ce matin. Les corps étaient bloqués à l’intérieur du bateau, a-t-il expliqué, faisant remarquer que les recherches se poursuivent encore.

Mobilisé dimanche sur les lieux de l’accident, le navire support de plongée ” Zarzis ” a localisé l’épave de l’embarcation des émigrés clandestins et réussi à repêcher 10 corps, selon un communiqué rendu public hier par le ministère de la Défense nationale.

Un autre corps a été repêché loin du périmètre du drame par un chalutier tunisien, lit-on dans le même communiqué.

Trent huit rescapés de ce naufrage ont été secourus, d’après la même source.

Le ministère de la Défense nationale avait ouvert, lundi, une enquête pour déterminer les circonstances de cet accident.

Les unités de la marine nationale ont heurté, le 8 octobre 2017, une embarcation d’origine inconnue à 54 km de la plage El Attaya de l’archipel de Kerkennah. Trente huit passagers ont été secourus et 8 corps repêchés selon un premier bilan du département de la Défense nationale.

Plusieurs membres des familles des personnes disparues s’étaient rassemblés mardi dernier devant la base navale principale de Sfax pour connaître le sort de leurs proches.

Au cours de ce rassemblement, ils ont imputé l’entière responsabilité de cet accident au navire de l’armée de mer.

D'après le porte-parole du ministère de la Défense, Belhassen Oueslati, c'est le bateau clandestin qui a heurté le navire de la Marine. Il a nié, mercredi dans une interview accordée à Attessia nié les rumeurs prétendant qu'il y aurait eu volonté de barrer la voie au bateau de la part de la Marine nationale, ce qui serait à l'origine l'accident.

Ce drame a également touché la région de Kébili où les habitants de Souk Lahad se sont regroupés devant la délégation pour réclamer les circonstances de l'accident. Une situation qui a viré au désastre quand un groupe de personnes ont bloqué la route reliant Kébili et Souk Lahad, après avoir incendié le siège de la délégation et la maison du délégué. Des affrontements musclés entre les "manifestants" et les forces de l'ordre ont eu lieu.

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