Le groupe Suez ne gérera plus les services de propreté de Casablanca

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CONTRAT - Après une série de réunions de négociations, le Conseil de la commune de Casablanca et le groupe Suez ont officiellement mis fin au contrat de SITA Blanca, filiale de la société française, qui était jusqu’à ce jour en charge de la collecte des déchets ménagers et de propreté urbaine dans certains arrondissements de la métropole.

La décision a été prise le 15 septembre dernier lorsque le conseil de la commune de Casablanca a approuvé la résiliation de ce contrat de 7 ans, signé en 2014 pour améliorer la situation de la propreté dans la ville, au terme d’une session extraordinaire du Conseil.

Les deux parties "ont abouti à la signature d'un accord stipulant la résiliation du contrat par consentement mutuel", vendredi 13 octobre, ont-elles déclaré dans un communiqué conjoint.

Ces réunions se sont déroulées en présence des responsables de la société de développement local Casa Prestations "mandatée pour superviser la gestion de la période transitoire", poursuit le communiqué, soulignant que les négociations ont fait l’objet "d’un suivi et d’un accompagnement continus" du wali de la région de Casablanca-Settat et du wali, directeur général des collectivités locales au ministère de l’Intérieur.

"Dans un souci de continuité de service aux citoyens sur les quatre préfectures d’arrondissements concernées (Casablanca-Anfa, Al-Fida/Mers Sultan, Ben M’sick et Moulay Rachid), l’ensemble des parties prenantes sont convenues de s’assurer de la disponibilité de tous les moyens humains, matériels et logistiques affectés à la propreté et de préserver les droits des salariés de la société SITA Blanca pendant toute la période transitoire", précise le communiqué.

Ce sera donc Casa Prestations qui prendra momentanément en charge la gestion du service de propreté de la ville, mais elle devra aussi accompagner le conseil dans "l’élaboration du nouveau cahier des charges, avec l’ambition d’offrir un service répondant aux aspirations des habitants de la capitale économique du royaume".

Le groupe Suez avait demandé en février dernier une révision du contrat pour établir un "équilibre financier". La mairie de Casablanca avait quant à elle trouvé "irrationnelle" la demande d'augmentation du budget alloué annuellement à SITA, qui s'élevait déjà à 300 millions de dirhams.

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