Pop alternatif: Le jeune Anis Bourahla régale le public peu nombreux de Ibn Zeydoun

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CONCERT ANIS BOURAHLA
Amine Idjer
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Le premier vrai concert dans une vraie salle de spectacle algéroise du jeune prodigue de la chanson algérienne Anis Bourahla a bel et bien eu lieu. C’était jeudi 12 octobre à la salle Ibn Zeydoun (OREF). Le seul bémol : une affluence timide du public. Chose qui n'a pas déteint sur la qualité de la prestation de l’artiste et de ses musiciens. Ils ont offert au public un concert de qualité.

C’est avec le grand classique de la chanson arabo-andalouse "Haramtou bik nouaâssi" qu’il débute son show. Une mise en bouche musicale pour installer l’ambiance et dévoiler au fur et à mesure l’univers musical d’Anis Bourahla : pop-alternative. Une belle reprise aux sonorités très jazzy, groove, avec en arrière fond, des notes pop. Sans dénature l’âme de cette chanson qui est plutôt une valse. Un bel exercice vocal également. Une interprétation juste. Une voix maîtrisée, ne souffrant d’aucune fausse note. Bien au contraire, il l’a modulait à sa guise.

Accompagné de ses musiciens, Anis Bourahla – qui a eu une remarquable participation lors de la dernière édition de Star Academy Liban – évoluait sur scène avec une belle aisance, même si le trac et l’émotion étaient là, présents. Surtout quand il s’adressait au public qu’il n’a cessé de remercier tout au long du concert. Il perdait ses mots, il avait du mal terminer ses phrases. Que nenni, même les grandes stars ont le trac.

Les chansons s’enchaînent, le rythme monte en crescendo. Enfin arrive le titre tant attendu : El Mokh Talif ("تالف المخ "). Un nouveau single dont le clip sera mis en ligne dans les jours à venir sur sa chaîne YouTube. "C’est un jeu de mots qui laisse les gens pensifs. Ça signifie cerveau endommagé que personne différente", confie-t-il. Une chanson écrite et composée lors d’un workshop avec des personnes venues d’horizons divers.

Hormis ce single, le reste du répertoire interprété par Anis Bourahla est composé de reprises : "No Diggity" de Blackstreet, "Caravane to Bagdad" de Hamid Baroudi ou "Ne me quitte pas" de Jacques Brel. Pour cette dernière c’était dans les deux langues français et arabe (libanais). Un mélange linguistique réussi donnant une autre dimension à la chanson.

Tout au long de ce concert intimiste, Anis Bourahla a offert aux présents un voyage musical, très hétéroclite. Les chansons interprétées sont des reprises certes. Mais l’artiste a su les réinventer, se les approprier, leur donner un nouveau souffle à travers ses influences musicales. Et c’est là où l’exercice de la reprise devient intéressant : comment réussir à accommoder une chanson d’un autre style avec d’autres

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