Les Etats-Unis se retirent de l'Unesco qu'ils accusent d'être "anti-israélienne"

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UNESCO
Philippe Wojazer / Reuters
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INTERNATIONAL - Le secrétaire d'état américain Rex Tillerson a annoncé ce jeudi le retrait des Etats-Unis de l'Unesco, exprimant par ailleurs ne vouloir conserver qu'un simple statut d'observateur au sein de l'organisation onusienne. Le retrait, conformément aux règles de l'Unesco, ne sera effectif qu'à partir du 31 décembre 2018.

L'Etat américain, pourtant parmi les pays fondateurs de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, a toujours maintenu des relations houleuses avec l'institution dont il souhaite aujourd'hui ne plus faire partie. La raison d'une telle décision? L'Unesco serait, d'après lui, ouvertement "anti-israélienne".

Washington, alliée d'Israel, avait déjà en 2011, suspendu sa contribution financière à l'organisation suite à l'admission de la Palestine comme état membre de l'Unesco. En juillet dernier, les Etats-Unis avaient menacé de rompre ses liens avec l'institution qui avait reconnu la ville d'Hébron en Cisjordanie occupée, comme "zone protégée" du patrimoine mondial, qualifiant cette décision comme "affront à l'histoire".

Regrets "profonds" à l'Unesco

La Bulgare Irina Bokova, directrice générale de l'organisation onusienne, a déclaré dans un communiqué regretter "profondément" la décision des États-Unis avant d'ajouter que "au moment où la lutte contre l'extrémisme violent appelle à un renouveau des efforts pour l'éducation et le dialogue des cultures, il est regrettable que les États-Unis se retirent de l'agence des Nations unies chargée de mener ce combat".

Toujours dans ce communiqué, elle rappelle l'implication des Etats-Unis depuis des années avec l'Unesco, "pour protéger le patrimoine culturel de l'humanité face aux attaques terroristes et prévenir l'extrémisme violent par l’éducation et les médias", ajoutant que c'est une perte pour le multilatéralisme et la famille des Nations unies. Cette décision intervient quelques jours avant l'élection d'un nouveau directeur général, qui remplacera la Bulgare en fonction depuis 2009.

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