Tahar Ben Jelloun dévoile ses talents de peintre à l'institut du Monde Arabe à Paris du 10 octobre au 07 janvier

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TAHAR BEN JELLOUN
PARIS, FRANCE - SEPTEMBER 15: Writer Tahar Ben Jelloun attends the 'Paintings Poems from Tahar Ben Jelloun - Furniture Scriptures from C.Saccomanno & O.Dayot' : Press Preview at Galerie du Passage on September 15, 2015 in Paris, France. (Photo by Bertrand Rindoff Petroff/Getty Images) | Bertrand Rindoff Petroff via Getty Images
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Du 10 octobre au 7 janvier prochain l'Institut du monde arabe donne carte blanche à Tahar Ben Jelloun à travers une exposition inédite intitulée "J'essaie de peindre la lumière du monde".

L'écrivain marocain, originaire de Fès, est rendu célèbre grâce au roman L'Enfant de sable paru en 1985. La Nuit sacrée, suite de cet ouvrage, lui permet notamment d'obtenir le prestigieux prix Goncourt en 1987.

L'institut du Monde Arabe propose cette fois de découvrir les talents de l'artiste qui se cache derrière l'auteur.

Si ses toiles ont déjà été exposées à Rome, Turin, Palerme, Marrakech, Tanger et à la Galerie du Passage à Paris, il s'agit ici de la première exposition personnelle d'ampleur de Tahar Ben Jelloun dans une institution française.

Celle-ci instaure un dialogue entre peinture et écriture, les réalisations du peintre faisant échos à ses écrits avec la présentation de plusieurs manuscrits mais également de travaux de ses maîtres.

Les tableaux colorés de Tahar Ben Jelloun évoquent, selon ses propres mots: "le pays natal, le pays intérieur, celui de mon imaginaire fait de voyages, de rencontres et d’étonnements. C’est le rythme de ma respiration, de ma liberté entêtée et du désir d’aller habiter une prairie qui change de couleur et de lumière, pensant malgré tout que l’art sauvera le monde.".



Le parcours nous rappelle que l'auteur est un fervent amateur d'art, discipline dont il s'inspire dans de nombreux écrits, s'intéressant à la fois aux maîtres occidentaux, comme Matisse, Delacroix ou Giacometti, mais aussi marocains comme Belkahia, Gharbaoui ou Chaïbia.

Il nous apprend que ce passage de la plume à la toile ne date, lui non plus, pas d'hier. Si la pratique picturale n'est prise au sérieux par l'artiste qu'à partir de 2013, celui-ci affirme: "J'ai dessiné et même peint avant d'avoir appris à écrire".

Parallèlement à cette exposition, Tahar Ben Jelloun propose des rencontres avec les écrivains français Jean-Claude Carrière et Bernard Pivot, respectivement les samedi 21 et dimanche 22 octobre.

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