Le gouvernement se veut rassurant pour vendre son projet d'exploitation du Gaz de schiste

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IN SALAH ALGERIA
ALGERIA - DECEMBER 14: The In Salah Gas (ISG) Krechba Project, run by Sonatrach, British Petroleum (BP), and StatoilHydro, operates in gas fields in the Sahara desert near In Salah, Algeria, on Sunday, Dec. 14, 2008. From produced gas, the carbon capture plant, the largest and first of its kind, removes annually the carbon dioxide emissions equivalent of 200,000 automobiles running 30,000 kilometers. The CO2 is then reinjected into a two-kilometer deep reservoir instead of the atmosphere, with | Bloomberg via Getty Images
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Décidé à exploiter les hydrocarbures non conventionnels, le gouvernement Ouyahia choisi une nouvelle stratégie de communication pour mettre en route son projet. Ouyahia qui avait critiqué, la manière dont a été présenté le projet sous le gouvernement Sellal, semble opter pour stratégie de communication plaçant le citoyen au coeur de "sa campagne".

Ainsi, la ministre de l'Environnement et des Energies renouvelables, Mme Fatma Zohra Zerouati, prend le relais pour réitérer l'engagement "clair et total" du Gouvernement concernant la relance du projet d'exploitation du gaz de schiste, rassurant que "rien ne sera entrepris au détriment de la santé du citoyen et de l'environnement."

Mme Zerouati prend ainsi le relais du premier ministère qui avait publié sur les réseaux sociaux jeudi dernier que "la relance du projet d'exploitation du gaz de schiste sera accompagnée d'explications et de précisions envers l'opinion nationale et de dialogue avec les populations des régions concernées et que rien ne sera entrepris en mettant en danger la santé des Algériens."

Expliquant cette optique la ministre chargé de l'Environnement et Energies renouvelables, affirme qu'il n'y a "aucune crainte" pour les Algériens, notamment les habitants du Sud", la ministre s'est interrogée "comment peut on penser qu'un pays qui offre l'accès gratuit à l'éducation et à la santé et assure autant de transferts sociaux puisse mettre la vie des gens en danger?" et "qui sont ces experts?" a poursuivi le ministre au sujet de ceux qui mettent en garde contre l'exploitation du gaz de schiste.

Réitérant l'engagement total du Gouvernement à ce sujet, elle a indiqué que son département "contrôle, accompagne et suit de près l'ensemble des projets" en vue de prévenir tout risque possible pour la santé du citoyen et pour l'environnement.

"Nous ne voulons pas que ce dossier soit exploité pour jeter le citoyens dans les dédales techniques et créer la confusion", appelant à faire preuve de responsabilité.

Le gouvernement qui n'a vraisemblablement d'autre solution à faire tourner l'économie nationale qu'en augmentant la production des hydrocarbures, a fait le choix d'investir dans le gaz du schiste eu égard aux importants gisements dont disposerait le pays.

Un objectif qu'il compte atteindre en mettant en avant, cette fois-ci, un plan de communication centrée autour du souci du bien être du citoyen et de la préservation de sa santé. Le ministre de l'Energie a voulu afficher ces même assurances en affirmant que "le dossier du gaz du schiste était encore au stade d'étude et sera traité d'une manière "convenable" à l'instar de ce qui se fait dans les autres pays."

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