Décès de Slim Chaker: Les réactions politiques se succèdent pour lui rendre hommage

Publication: Mis à jour:
SLIM CHAKER
Zoubeir Souissi / Reuters
Imprimer

Le dimanche 8 octobre 2017 est un jour de deuil pour la Tunisie. Le décès brutal de Slim Chaker, ministre de la Santé, a eu l'effet d'un véritable coup de tonnerre pour les Tunisiens. "Homme libre", "de conviction"... De tout bord politique, les réactions se sont succédées pour lui rendre hommage et saluer sa compétence et son amour envers la patrie.

Le Chef du gouvernement Youssef Chahed a été parmi les premiers à s'exprimer. "J’ai perdu un frère et un collègue, a-t-il écrit dans un post publié sa page Facebook. Il est parti (…) en faisant son devoir, et il est mort en faisant un noble acte humanitaire."

La présidence de la République a exprimé, à son tour, sa "grande tristesse" face à la perte de Slim Chaker. "C'est le petit-fils du martyr Hédi Chaker, et fils de l’ancien ministre et ambassadeur Mohamed Chaker" a souligné la présidence en évoquant le parcours professionnel et politique du défunt.

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a déploré, également, le décès de Slim Chaker et a exprimé sa profonde compassion aux membres de la famille du défunt.

Le ministère de la Santé a, par ailleurs, présenté dans un communiqué ses condoléances à la famille de Slim Chaker.

Autre réaction celle de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) où elle a exprimé son désarroi face à la mort subite du ministre de la Santé.

L'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (UTICA) a, également, exprimé sa compassion et a présenté ses condoléances aux proches du défunt.

Quant à Nidaa Tounes, il a posté un communiqué où il a exprimé sa tristesse et sa peine à la suite de la perte de Slim Chaker qui est l'un de ses fondateurs.

Ennahdha a lui aussi réagi à la mort de Slim Chaker. Il a tenu à présenter ses plus sincères condoléances à la famille du ministre, mais également à sa famille politique.

"C'est un homme d'une remarquable humanité, d'une grande culture et d'une belle morale qui disparaît. D'un grand sens de l'État. C'est un ami que je pleure et devant la mémoire duquel je m'incline avec beaucoup d'émotion" a indiqué l'ambassadeur de France à Tunis, Olivier Poivre d'Arvor.

"Il est optimiste, travailleur, positiviste. C'est quelqu'un d'exceptionnel, un martyr du travail, patient, toujours à l'écoute des autres, visionnaire..." a témoigné en larme Wafa Makhlouf, élue Nidaa Tounes, sur les ondes d'Express Fm. Prise par les émotions, Wafa Makhlouf n'a pas pu finir ses propos et a appelé les Tunisiens de laisser de côté les rumeurs et de se pencher plutôt à la tâche et au travail pour la Tunisie.

Parmi les nombreux hommages, notons celui du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous qui a exprimé sa peine quant à la disparition de Chaker. "Un homme intègre, un authentique patriote, un grand commis de l'État," a-t-il dit.

Beaucoup de figures politiques ont également exprimé leur chagrin et leurs condoléances aux proches et à la famille du défunt.

Le ministre de la Santé publique, Slim Chaker, est décédé ce dimanche suite à une crise cardiaque dont il a été victime après sa participation au marathon de l'association "Nourane" pour la prévention des maladies cancéreuses à Nabeul.

Né le 24 août 1961 à Sfax, Slim Chaker a été ministre de la Jeunesse et des Sports du 1er juillet au 24 décembre 2011 au sein du gouvernement de Béji Caïd Essebsi, avant de devenir ministre des Finances au sein du gouvernement de Habib Essid du 6 février 2015 au 27 août 2016, et ministre de la Santé Publique depuis le dernier remaniement ministériel de Youssef Chahed. Il était également ministre conseiller à la présidence de la République, depuis le 20 septembre 2016.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.