Une protection sera accordée à 40 dénonciateurs de corruption, déclare l'INLUCC

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Security staff armed with handgun. | CHUYN via Getty Images
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L’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) a décidé d’accorder une protection et de régulariser la situation de 40 dénonciateurs de corruption dont les dossiers se rapportent au ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche et au ministère de l’Enseignement supérieur.

Une seule requête a été rejetée pour vice de forme dans la mesure où elle couvre une période non inclue dans la loi sur la dénonciation de la corruption.

L’INLUCC a indiqué, samedi, dans un communiqué, que la commission chargée de l’examen des demandes de protection et de régularisation des situations a pris sa décision à l’issue d’une réunion tenue vendredi d’examiner ces dossiers, conformément aux dispositions de l’article 39 de la loi organique n° 2017-10 du 7 mars 2017, relative à la dénonciation de la corruption.

L’Instance adressera également une correspondance à la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) afin d’obtenir les données nécessaires sur les demandeurs de protection appartenant à la société, précise la même source.

L’Assemblée des représentants du peuple avait adopté, fin février dernier, la loi relative à la dénonciation de la corruption et la protection des dénonciateurs avec 145 voix pour, 0 contre et 0 abstention.

En janvier 2017, dans une cérémonie baptisée ”Le dénonciateur de l’année”, dix lanceurs d'alerte dans des affaires de corruption ont été mis à l'honneur en Tunisie afin de tenter de briser le mur du silence autour de ce fléau, qui freine la relance de l'économie de cette jeune démocratie.

En 2016, le président de l’Instance nationale tunisienne de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib avait révélé qu’environ 60% des dénonciateurs de corruption sont des hommes, estimant, que ce constat "n’est pas vraiment surprenant", dans la mesure où la femme tunisienne demeure encore soumise à un "modèle social patriarcal" qui l’empêche de dénoncer ces abus, notamment ceux liés à "l’extorsion de faveurs sexuelles".

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