Ses responsables ignorent la raison: TSA toujours partiellement bloqué en Algérie

Publication: Mis à jour:
WEBSITE BLOCKED
PashaIgnatov via Getty Images
Imprimer

Les deux sites d’informations TSA et TSA-Arabi sont inaccessibles depuis jeudi soir en Algérie sur les réseaux d’Algérie Télécom (AT) et sa filiale Mobilis, a expliqué au HuffPost Algérie le directeur de publication Hamid Guemache, en excluant pour le moment le motif de censure.

“Algérie Télécom nous a affirmé que le problème n’est pas à leur niveau, mais leur explication verbale n’est pas convaincante”, a indiqué M. Guemache en affirmant que techniquement, tout semble correct du côté de l’hébergeur des sites.

TSA et TSA-Arabi sont effectivement accessibles sur les réseaux mobiles de Djezzy et Ooredoo.

“Nous ne pouvons pas à ce stade parler de censure ou de blocage politique car nous n’en savons pas plus. AT nous a promis plus d’explications. Nous attendons et nous voulons qu’il y ait un dialogue avec l’opérateur”, a-t-il ajouté.

L’opérateur public n’a pas répondu aux sollicitations du HuffPost Algérie pour en savoir plus sur cette affaire.

Si TSA reste prudent, des cas de censure de médias électroniques ont déjà eu lieu. En juillet 2016, la web radio "Radio des sans voix" lancée par le Collectif des Familles de Disparus en Algérie a été censuré trois semaines après son lancement. D'autres exemples incluent le site "Kalima DZ" censuré en 2011 ou le site "Siwel" réputé proche du MAK et bloqué depuis juillet dernier.

Vulnérabilité

Évoluant sans régulation depuis plusieurs années, l'existence des sites d'informations en Algérie est "tolérée", à l'image de celle des télévisions privées. Les éditeurs de la presse électronique estiment que cette situation est encore plus vulnérable que celle des journaux.

"Comme la presse écrite, nous subissons les effets de la crise économique. En plus, nous travaillons sans cadre légal. Ce n'est pas rassurant", a affirmé M. Guemache.

Selon lui, et face à cette situation, les médias électroniques doivent exiger la mise en place d'une régulation de l'activité. "C'est la loi qui protège. Il faut s'unir et demander un cadre légal le plus tôt possible", a-t-il indiqué.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.
Loading...