Boukrouh accuse Ali Yahia, El Ibrahimi et Benyelles de l'avoir plagié

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Moins de 24 heures heures après la publication de la lettre Ali Yahia Abdennour, Taleb El Ibrahimi et Rachid Benyelles par la presse nationale, voilà que Nourredine Boukrouh, les accuse de plagiat!

Dans un communiqué publié sur son compte Facebook, l'ancien ministre du Commerce accuse les trois personnalités tout bonnement de l'avoir repris "mot à mot" sans le citer dans leur texte.

"Un trio de «personnalités nationales» a repris sous sa signature, pratiquement mot à mot, les idées contenues dans mon Initiative sans la moindre allusion à l’existence de celle-ci, m’obligeant à exprimer mon indignation face à cet agissement qui n’a ajouté à la matière plagiée qu’un simple «ça suffit !» dont il attend peut-être un effet de souffle nucléaire et une fausseté, seule trace d’innovation où les intéressés affirment que «notre destin a été confisqué depuis près de vingt ans»."

M Boukrouh qui dénie à ses pairs jusqu'à leur qualification de "personnalités nationales" ne manque pas de leur reprocher de ne pas avoir répondu à son propre appel en date du 16 septembre. "Lorsque je l’ai fait, mon Initiative a été accueillie dans un silence religieux par les acteurs politiques, et ce n’est pas en agissant de la manière mesquine dont vient de le faire le trio qu’on y concourt", ajoute-t-il.

Une unité qui se trouve pourtant au centre de toutes les initiatives lancées ce dernier mois. Du moins dans les textes rendus publics. La lettre des trois publiée précisément, pas plus tard que ce matin, et qui place au cœur du débat la centralité du rôle de l'armée en cas de 5ème mandat de Abdelaziz Bouteflika, n'est pas en reste.

"Pour éviter le naufrage et sauver ce qui peut l’être encore, nous devons taire nos divergences culturelles, linguistiques et politiques pour crier à l’unisson : "ça suffit !"". Un appel sans équivoque que Boukrouh semble ignorer dans sa "mise au point".

Les trois Ahmed Taleb-Ibrahimi, Ali-Yahia Abdennour et Rachid Benyellès ont appelé à faire front commun pour éviter "le naufrage et sauver ce qui peut l’être encore".
Ils finissent par s’adresser à l’armée en ces termes: “[l’armée] qui demeure encore l’institution la moins dépréciée du pays, le moins qu’elle puisse faire, à défaut d’accompagner le changement qui s’impose et de participer à l’édification d’une République véritablement démocratique, c’est de se démarquer de manière convaincante du groupe qui s’est emparé indûment du pouvoir et entend le conserver en laissant croire qu’il a le soutien de cette même institution".

Les trois rédacteurs du texte ne disent pas, cependant, comment l'armée, en supposant qu'elle le veuille bien, pourrait se démarquer "des présumés usurpateurs".

Rappelons que la fin de cet été 2017 a été abondante en “appels” restés apparemment sans échos. Des intellectuels algériens avaient ainsi “appelé”, de leur côté, le 7septembre à la destitution du chef de l'Etat. Pour cela, ils demandaient aux "forces politiques et sociales" qui veulent éviter que le pire n’advienne" à prendre leurs responsabilités et faire valoir l'importance d'organiser une élection présidentielle anticipée dans les mois à venir”.

Remarquons également que tous ces “appels” exhortent à "l'unité des forces" pour sauver le pays, mais se heurtent vraisemblablement aux égos démesurés de leurs signataires respectifs et des calculs tributaires de leurs agendas respectifs. On se souviendra que pour la plate-forme du Mazafran, la seule fois où partis politiques, associations nationales et personnalités politiques se sont rassemblés autour d'une même table pour discuter de l'impasse dans laquelle se trouvait le pays au lendemain de l'investiture de Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat, c'est cette même unité qui a fait défaut pour aboutir à une action pragmatique. Un élément de plus à mettre dans la longue liste des freins qui bloquent le pays.

LIRE AUSSI: Déclaration de Ahmed Taleb-Ibrahimi, Ali-Yahia Abdennour et Rachid Benyellès: "Trop, c'est trop !"

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