Pour stopper l'évolution au Maroc de l'infarctus du myocarde, les cardiologues plaident pour la mise en place d'un registre national

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SANTÉ - D'une seule voix, les cardiologues ont plaidé ce vendredi 6 octobre pour la mise en place au Maroc d’un registre national de l’infarctus du myocarde. Les médecins étaient réunis à Marrakech dans le cadre de la 22e édition du Congrès national de Cardiologie.

"Ce registre de l’infarctus du myocarde permettra de collecter les caractéristiques et l’évolution clinique des patients hospitalisés pour un infarctus du myocarde dans tous les établissements marocains spécialisés dans la prise en charge des maladies cardio-vasculaires, aussi bien dans le secteur public, privé que militaire", ont-ils indiqué dans le cadre de ce congrès médical organisé par la Société marocaine de cardiologie (SMC), rapporte la MAP.

Le registre renseignera, également, sur les patients ayant un infarctus du myocarde avec troubles du rythme, sur les principaux facteurs de risque, sur les antécédents cardio-vasculaires et les pathologies associés, ont noté ces cardiologues marocains venus de différents secteurs, du public au libéral, en passant par l'universitaires et le militaire. Les cardiologues ajoutent que ce registre constituera un outil de gestion et de planification pour les politiques afin de mettre en place un programme national pour stopper l’évolution de cette pathologie cardiaque, qui n’épargne ni les personnes âgées, ni les plus jeunes.

L'AVC, l'autre fléau

Cette 22e édition, organisée du 05 au 07 octobre, a été, de même, une occasion pour les cardiologues de tirer la sonnette d’alarme sur la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC), en mettant l’accent sur la nécessité de mettre en place des unités "Strok Center", qui peuvent prodiguer les nouvelles techniques thérapeutiques, telle que la thrombectomie, qui consiste à aller chercher directement dans le cerveau du patient le caillot sanguin responsable de l’attaque cérébrale.

Cet événement a été marqué par l’organisation de plusieurs sessions de formation continue portant, notamment, sur la place du cardiologue à côté du médecin oncologue dans la gestion des effets secondaires des médicaments anticancéreux, les avancées techniques dans le traitement des affections congénitales du cœur aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant et les nouveautés en rythmologie cardiaque, en cathétérisme et en imagerie cardiaque. Une session a par ailleurs été dédiée aux jeunes cardiologues marocains afin de leur enseigner la maîtrise des nouvelles techniques diagnostiques et thérapeutiques.

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