L'Espagne s'invite au Musée Mohammed VI de Rabat avec l'exposition "De Goya à nos jours"

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ART - Après Picasso, l'Espagne est encore et toujours à l'honneur au Musée Mohammed VI. Du 31 octobre au 4 février, le musée accueillera l'exposition "De Goya à nos jours: Regards sur la Collection Banco de España".

Une collection réunie par la Banque Centrale d'Espagne (Banco de España) "et qui n'a jamais quitté la Banque ni même l'Espagne depuis", expliquait en juillet dernier Mehdi Qotbi, président de la Fondation Nationale des Musées, au HuffPost Maroc. Pour sa première présentation à l'étranger, la collection prendra ainsi ses quartiers dans les salles du Musée Mohammed VI d'art moderne et contemporain.

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Daniel García Andújar, Le capital. La marchandise, Guilloché, 2015

Cette exposition est le résultat d'une collaboration avec la Banque Centrale Espagnole, qui prête à titre gracieux la totalité de sa collection au musée: "Elle nous a été offerte dans sa totalité, nous ne payons ni frais de transports, ni frais d'assurance, ni scénographie". Une première pour la Fondation. "C'est un cadeau qui est fait par amitié au peuple marocain et une reconnaissance du travail fait par la Fondation des musées", précise Mehdi Qotbi.

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Equipo 57, Sans titre. (Préliminaires) 1957

70 oeuvres, 4 siècles d'histoire

Ce sont quatre siècles d'art espagnol que cette exposition propose de faire découvrir, passant de Mariano Salvador Maella au 18e siècle aux oeuvres contemporaines du 20e siècle signées Tàpies, Saura, ou Gordillo, en passant par Goya au 19e. Un aperçu de l'histoire de l'art espagnol en 70 oeuvres.

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Joaquín Sorolla y Bastida, José Echegaray, 1905

L'exposition sera divisée en plusieurs sections, et les deux premières seront dédiées "aux portraits de la monarchie espagnole et de personnages célèbres du XVIII, XIX et XXe siècles, avec notamment un portrait réalisé par Goya", précise le musée.

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Francisco de Goya, Miguel Fernandez Durán, marquis de Tolosa, 1787

Les sections suivantes seront consacrées "aux précurseurs des avant-gardes" (Vázquez Díaz, Sorolla et Zuluog), l’art abstrait espagnol d’après-guerre (Saura, Millares, Chillida, Guerrero, Tapiès, Palazuelo...), les réalismes critiques, la nouvelle figuration et enfin "les œuvres de Sanmiguel et Aballi, qui reflètent des pratiques plus contemporaines, néo-conceptuelles et qui questionnent la représentation".

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Cristina Lucas, La chambre du trésor. Perspective 1. 1/7, 2014

Un choix éclectique donc, dont le fil conducteur reste la nationalité des artistes et qui, pour Mehdi Qotbi "peut être une leçon pour nos institutions de montrer que l'on peut aussi constituer une collection comme celle-ci". À bon entendeur...

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