Gaz de schiste: Ouyahia critique les "agitateurs politiques" et rassure les Algériens

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SHALE GAS ALGERIA
Algerian demonstrators stage a sit-in on March 5, 2015 at Somoud Square in the Sahara desert village of In-Salah, south Algeria, against the exploration of shale gas. Anti-shale gas demonstrations have increased in the cities of the Algerian Sahara since late December, when Algerian oil company Sonatrach announced it had successfully completed its first pilot drilling in the In-Salah region. Sonatrach announced in early February that its exploratory drilling for shale gas using hydraulic fractur | FAROUK BATICHE via Getty Images
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La relance du projet d'exploitation du gaz de schiste "sera accompagné d'explications et de dialogue" et rien "ne sera entrepris au détriment de la santé des Algériens", a indiqué le Premier ministère sur son site web.

"L’annonce de la relance du projet d’exploitation du gaz de schiste a réveillé les agitateurs politiques qui tentent de manipuler la population, notamment du Sud du pays. Il est donc utile de rappeler que la reprise des tests sera accompagnée d’explications envers l’opinion et de dialogue avec la population des régions concernées. Rien ne sera entrepris en mettant en danger la santé des Algériens. Mais rien n’empêchera l’Algérie d’exploiter ses richesses au profit des Algériens", a précisé le Premier ministère.

Lors de sa visite dimanche dernier au pôle pétrochimique d’Arzew, le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, avait souligné la nécessité d’investir dans le gaz du schiste eu égard aux énormes gisements dont dispose le pays.

M. Ouyahia avait également relevé que le gouvernement encourageait l’investissement dans cette ressource tout en soulignant qu'il ne s’agit pas là d’une démarche aventurière mais d’une option visant à garantir l’avenir du pays en matière énergétique.

Pour sa part, le ministre de l'Energie, Mustapha Guitouni, avait déclaré récemment à l'APS que le dossier du gaz du schiste était encore au stade d'étude et sera traité d'une manière "convenable" à l'instar de ce qui se fait dans les autres pays.

"on va y aller et on doit y aller"

Tout en citant les nouvelles technologies permettant d'extraire le gaz du schiste avec moins de risques environnementaux, le ministre avait souligné que ce gaz non conventionnel est une "option" qui a été prise et vers laquelle "on va aller et on doit aller" vu la forte consommation enregistrée en matière de gaz naturel.

"Il s'agit de l'avenir des futures générations", avait-il enchaîné. Par ailleurs, il avait précisé que le tiers de la production nationale de gaz naturel est consommé par le marché interne contre un tiers destiné à l'exportation, tandis que l'autre tiers est réinjecté dans le puits de production pour maintenir la pression du gaz.

D'autant plus, avait-il observé, que la consommation interne de gaz naturel augmente continuellement et "pourra atteindre un niveau très élevé en face duquel il faudra agir".

Pour rappel, le Plan d'action du gouvernement, adopté récemment par le Parlement, évoque l'extension de la prospection des nouvelles sources d'énergie aux hydrocarbures schisteux, et ce, "dans le strict respect de l'environnement et de la santé de la population".

Selon des évaluations réalisées par Sonatrach avec des compagnies pétrolières internationales sur cinq bassins sahariens, l’Algérie dispose de 4.940 trillions de pieds cubes (TCF) de réserves de gaz de schiste, dont 740 TCF sont récupérables sur la base d’un taux de récupération (TR) de 15%.

Ces réserves récupérables ont été calculées pour les zones d'Ahnet, Timimoun, Mouydir, Illizi et Berkine.

Avec un TR de 15%, l’Algérie occupe la 4ème position mondiale en termes de ressources techniquement récupérables, juste après les Etats-Unis (dont le TR varie entre 20 et 50% selon les gisements), la Chine et l’Argentine, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie sur le gaz de schiste réalisé en 2013.

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