Des dizaines de migrants de différentes nationalités arrêtés à Alger

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Des migrants installés sous un pont sur la périphérie d'Alger, le 24 juillet 2017 | NurPhoto via Getty Images
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Des dizaines de migrants de différentes nationalités ont été arrêtés ces derniers jours à Alger en attendant leur expulsion ce soir jeudi 5 octobre.

Selon nos informations, des ressortissants du Niger, mais aussi du Mali, du Cameroun et de la Côte-d'Ivoire figurent parmi les personnes arrêtées. Plus d'une centaine d'entre eux ont été acheminés vers un camp à Zeralda, à l'ouest d'Alger en vue de les déplacer vers un autre camp à Tamanrasset, ou les attend vraisemblablement l'expulsion hors de l'Algérie.

"La police m'a arrêté au chantier où je travaille. Ils m'ont emmené au commissariat et m'ont confisqué mon passeport. Je l'ai réclamé et ils me l'ont rendu sur le chemin vers Zeralda", a expliqué un migrant camerounais qui a préféré au HuffPost Algérie.

"Ils veulent expulser les Nigériens mais ils mélangent tout le monde", a-t-il soutenu, ajoutant qu'il vit en Algérie en situation parfaitement reguliere.

Les autorités ont justifié les expulsions de migrants nigériens auparavant par un accord de rapatriement avec Niamey. Mais les migrants arrêtés cette fois viennent de plusieurs autres pays d'Afrique de l'ouest. Certains, affirment des sources aux camp de Zeralda, ont été libérés après intervention de leurs employeurs.

"Mon patron est en voyage et ne répond pas au téléphone. Si j'arrive à le joindre, il pourra parler aux policiers et ils me libéreront", a expliqué le migrant camerounais.

"Même pas une couverture"

Des migrants affirment avoir été brutalisés par la police et avoir dormi à même le sol dans le centre de Zeralda.

"Nous n'avons rien mangé. Nous avons passé la nuit ici sans matelas. Même pas une couverture, rien", a affirmé un autre migrant.

Une vidéo tournée à l'intérieur du camp de Zeralda et publiée sur Facebook montre des dizaines de migrants dans une grande salle, certains allongés sur la dalle de sol.




"Ils nous ont dit qu'ils vont nous envoyer au bled ce soir", a indiqué le migrant camerounais.

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