"La poubelle algérienne est une très bonne poubelle" - Slimane Azzoug à Radio M

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SLIMANE AZZOUG
Slimane Azzoug, president du Club 92. | Radio M
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C’est une organisation patronale franco-algérienne, le Club 92 qui a décidé de s’intéresser de très près à notre désastre national: les ordures et leur traitement en Algérie.

C’est pourtant avec un enthousiasme contagieux que parle le président du Club 92 Slimane Azzoug de l’étude faite par son organisation et du projet de traitement de déchets qu’ils envisagent de commencer à Bejaia.

Au micro de Radio M pour L’Entretien d’El Kadi Ihsane, Azzoug a expliqué que son organisation a “passé un deal avec le gouvernement algérien” il y a trois ans de cela, en la personne de Abdelmalek Sellal donc. Les autorités algériennes ont donné au Club 92 le feu vert pour mener une étude complète de la situation à Bejaia, comme modèle.

Le Club 92 a pour vocation de faire du recyclage à 100% écologique, affirme Slimane Azzoug, “et c’est ce que nous avons proposé à l’Etat algérien”, ce qui revient, a-t-il encore expliqué, à faire profiter l’Algérie des erreurs commises ailleurs et lui permettre d’être “20 ans en avance par rapport aux pays de l’Union européenne”.

Le Club 92 a donc dépensé un million d’euros pour faire l’étude du cas de Bejaia et le résultat, à en croire Slimane Azzoug, en valait la chandelle: “La poubelle algérienne est une très bonne poubelle, parce qu’elle contient 70% de matières humides et 30% de sec: la ménagère algérienne continue à cuisiner, ce qui fait qu’il y a encore beaucoup de déchets humides, l’emballage n’a pas pris la proportion qu’il a en Europe ou les poubelles sont constituées à 70% de sec et 30% d’humide”, souligne Slimane Azzoug.

La bonne nouvelle donc pour Azzoug et les entrepreneurs franco-algériens qui veulent investir dans le traitement de déchets en Algérie c’est la possibilité de transformer les matières organiques en compost, “ce sont autant de matières nettes, de produits que vous n’importez plus en fertilisants”.

Slimane Azzoug continue longuement sur le modele économique que ses amis entrepreneurs et lui ont choisi et qui est d’investir dans la formation d’Algériens pour faire le traitement de bout en bout.

Ecoutez l’entretien sur soudcloud ici: