Le réalisateur Roman Polanski se confie sur son affaire de viol d'une fillette de 13 ans

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ROMAN POLANSKI
ZURICH, SWITZERLAND - OCTOBER 02: Roman Polanski attends the 'D'apres une histoire vraie' premiere at the 13th Zurich Film Festival on October 2, 2017 in Zurich, Switzerland. The Zurich Film Festival 2017 will take place from September 28 until October 8. (Photo by Andreas Rentz/Getty Images) | Andreas Rentz via Getty Images
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JUSTICE - Roman Polanski est actuellement au Festival du film de Zurich, où il présente son nouveau film "D'après une histoire vraie", une adaptation du roman de Delphine de Vigan avec sa femme, Emmanuelle Seigner, et Eva Green. Le cinéaste franco-polonais qui ne se dévoile que très rarement en interview, a fait un écart à la règle en s'entretenant avec le Hollywood Reporter ce lundi 2 octobre.

L'occasion pour les journalistes américains de questionner à nouveau le cinéaste sur les accusations d'agressions sexuelles auxquelles il fait face depuis la fin des années 1970. C'est d'ailleurs à Zurich, pour ce même festival, que Roman Polanski a été arrêté à son arrivée à l'aéroport, en 2009. Le bureau du procureur de Los Angeles cherchait alors à l'extrader. La Suisse, où il réside, a refusé.

Pour rappel: le 11 mars 1977, Roman Polanski est accusé d'avoir drogué puis violé la jeune Samantha Gailey (désormais Geimer), alors âgée de 13 ans. Une accusation à laquelle le cinéaste a plaidé -dans un accord de plaidoyer- coupable d'avoir eu des rapports sexuels illégaux avec une mineur. Après un analyse psychologique, le réalisateur a passé 42 jours derrière les barreaux.

En 1978, un autre juge, a décidé de ne pas prendre en compte le dernier verdict et de condamner Roman Polanski à 50 ans de prison ferme. Lorsque cette information est arrivée aux oreilles du cinéaste, il a immédiatement quitté les États-Unis pour se réfugier à Paris. Il est depuis considéré comme fugitif par la justice américaine.

"Les juges étaient corrompus"

Dans l'interview accordée au Hollywood Reporter, Polanski revient sur cette période et s'accorde à dire que rien ne justifie le fait qu'il puisse retourner en prison.

"Comme vous le savez, Samantha Geimer demande depuis plus de trente ans que tout cela cesse. Mais je suis navré de voir que les juges à qui nous avions à faire durant ces quarante dernières années étaient corrompus, l'un couvrant l'autre. Donc je ne sais pas, peut-être qu'un jour l'un d'entre eux arrêtera le processus."

Un processus qui, selon Roman Polanski, n'a plus aucune raison d'être. Lui qui considère avoir payé sa dette envers la société.

"En ce qui concerne ce que j'ai fait, c'est fini. J'ai plaidé coupable, je suis allé en prison. Je suis revenu aux États-Unis pour effectuer ma peine, les gens l'ont oublié, ou ne le savent pas. J'ai ensuite été enfermé à Zurich après ce festival. Donc après tout, j'ai purgé presque quatre ou cinq fois la peine que j'aurais dû normalement faire."

Mais l'affaire Polanski n'est pas terminée. À 84 ans, le cinéaste a récemment essuyé une nouvelle accusation d'agression sexuelle en août 2017. Une troisième femme est sortie de l'ombre pour accuser le réalisateur d'agression sexuelle lorsqu'elle était mineure.

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