FIBDA: pas d'ouverture sans le ministre, le public a dû attendre

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Alors que l'ouverture officielle de la dixième édition du festival international de la bande dessinée d'Alger avait été annoncée pour le 3 octobre à 10 heures du matin, le public venu très nombreux, s'est vu refuser l'accès aux stands, apprenant que l'accès ne serait pas ouvert au public avant l'arrivée du ministre de la culture Azzedine Mihoubi.

"Nous attendons l'inauguration officielle au niveau du Palais de la culture à 16 heures. Nous ne pouvons rien faire avant son arrivée”, a expliqué l’un des organisateurs.

Ce “détail” important, à savoir que le public ne serait admis au Festival qu’une fois le ministre venu en fin de journée n’a pas été communiqué sur la page Facebook de l’événement. Par conséquent, la foule a commencé à s’amasser et à s’impatienter en début d'après-midi à l'entrée du festival.

Parmi ceux qui ont fait le déplacement, Faycal dit avoir quitté son travail spécialement pour emmener ses enfants au FIBDA le mardi après-midi: "Avec toutes les nouvelles technologies, les responsables auraient pu annoncer ce retard sur leur site ou leur page Facebook. Nous nous sommes déplacés pour rien. Déjà qu'on paie l'entrée, nous aurions dû être prévenus”, déplore-t-il.

En plus de ce retard dans l’ouverture, le prix appliqué semble aussi avoir créé la déception auprès des habitués du FIBDA. Car cette année, le prix d'accès a été fixé à 300 dinars pour les adultes. Alors que l'accès aux huit premières éditions était totalement gratuit, ce nouveau prix a suscité l'incompréhension et la colère des habitués de l’événement.

Pour protester contre l’entrée payante, un événement avait même été créé sur Facebook «Fibda Batel Wela Manach Dakhlin» (FIBDA gratuit ou nous n’irons pas): 2000 personnes avaient répondu à l’appel de ceux qui voulaient protester en se réunissant à l’entrée du festival.

Mais sur place, les avis semblaient beaucoup diverger hier sur la question du prix de l’entrée. Yasmine qui est lycéenne de 17 ans dit ne pas comprendre cette "colère" envers les prix appliqués : "C'est normal de payer, la culture a un prix. Tout le monde achète des sandwichs à plus de 300 dinars, je ne vois pas pourquoi ça pose problème quand il s'agit d'événements culturels"

D'autres personnes considèrent que cette hausse du prix de l’entrée du FIBDA est positive et qu'elle peut garantir une meilleure fréquentation de l’événement: "Grâce aux prix d'accès, on se sent plus en sécurité. Tout le monde ne peut pas accéder au festival et cela peut dissuader les curieux en quête de bagarres", affirme Linda une habituée du festival.

Une "tranquillité " recherchée par beaucoup de jeunes pour qui le festival est devenu un lieu de rencontre: "Ce n'est pas seulement un lieu pour la culture, mais aussi de "retrouvailles" entre amis. On met à jour notre culture manga par le biais de nouvelles rencontres", s’enthousiasme Jude, universitaire et également habituée du festival.

La culture manga a d’ailleurs été mise en avant cette année puisque nous avons remarqué que plusieurs stands proposent des produits dérivés à l'achat. Parmi ces derniers, le SJS store, première "boutique japonaise" en Algérie qui participe pour la deuxième fois consécutive au festival et dont les produits sont très prisés.

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"Il y a de plus en plus de jeunes avides de produits importés du Japon. Nous avons des clients qui viennent de plusieurs wilayas et qui profitent du FIBDA pour découvrir nos produits”, explique Lilia Gribe, fondatrice du SJS Store.

En plus des stands de ventes de produits, des chapiteaux destinés à la vente de bandes dessinées algérienne et étrangère ont également été mis en place. Ainsi que des ateliers, des conférences et des concours vivement attendues par les milliers de visiteurs.

Un festival très prisé et qui, rappelons-le, sera pour la première fois, se tient également au Palais de la culture Moufdi Zakaria.

En plus d'une salle spécialement destinée aux démonstrations de Cosplay, une salle de projection et des expositions seront ouvertes au public. L'accès au Palais de la culture est compris dans le prix et sera desservi par des navettes entre Riad el Feth et le Palais.

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Des navettes qui -espérons-le- ne connaîtront pas de retard comme l’arrivée du ministre et permettront aux visiteurs de profiter pleinement de la dixième édition du festival international de la bande dessinée d'Alger.

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