L'époque du général De Gaulle "était la plus violente et la plus sanglante" en Algérie

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CHARLES DE GAULLE ALGERIA
FRANCE - APRIL 29: Close-up of General Marcel Bigeard in Toul, France on April 29, 2004- General Marcel Bigeard with general Charles de Gaulle during his first visit in Algeria (1956). (Photo by S012/Gamma-Rapho via Getty Images) | S012 via Getty Images
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L'historien français Benjamin Stora a estimé jeudi à Saida que l'époque du général De Gaulle a été "la plus violente et la plus sanglante" en Algérie.

Dans une communication intitulée "Les racines du nationalisme algérien", présentée lors d'une conférence organisée par l'association locale "culture et cinéma" en collaboration avec l'université de Saida, il a souligné que "le plan de Charles de Gaulle pour réprimer la Révolution algérienne a fait 140.000 morts parmi les Algériens durant la guerre de libération".

Benjamin Stora a soutenu que l'indépendance de l'Algérie a été "le fruit de la résistance des Algériens dans les batailles armées qu'ils ont livrées à l'armée française".

Il a, à cette occasion, évoqué son intérêt pour la recherche sur les origines du mouvement national, s'attardant surtout sur la personnalité militante de Messali Hadj, qui revendiquait l'indépendance de l'Algérie depuis les années vingt du siècle dernier.

Messali Hadj a fondé le parti "Etoile nord-africaine en 1925/1926, qui défendait les intérêts matériels, moraux et sociaux des Musulmans de l'Afrique du Nord. En 1929, la France a dissous ce parti à cause de la revendication de Messali Hadj exigeant l'indépendance totale de l'Algérie et il fonda le Parti populaire algérien (PPA) en 1937 jusqu'à 1939, ensuite le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), qui a encadré la lutte du peuple algérien depuis 1946 et qui fut dissout par le gouvernement français.

Messali Hadj mourut en 1974 en France et fut enterré en Algérie plus exactement dans la wilaya de Tlemcen.

A son arrivée mercredi à Oran, l'historien français avait soutenu que l'apaisement des relations algéro-françaises impliquait un "travail de deuil que doit faire la France en acceptant sa défaite et guérir de cette grande blessure qu'a occasionnée l'indépendance de l'Algérie".

"En France, le problème est qu'on n'accepte pas cette défaite", a-t-il déclaré, estimant que plusieurs explications "complexes et sophistiquées" sont avancées pour maquiller cette défaite, les uns estimant, selon lui, que le général de Gaulle aurait trahi les Français, alors que pour les autres la France a gagné militairement et perdu politiquement.

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