Réconciliation nationale: Abdelaziz Belaïd critique Bouteflika et le "terrorisme médiatique" de l'ENTV

Publication: Mis à jour:
ABDELAZIZ BELAID
Photo d'archive | Ramzi Boudina / Reuters
Imprimer

Le chef du parti El Mostakbal Abdelaziz Belaïd a sévèrement critiqué le président Abdelaziz Bouteflika en déclarant vendredi 29 septembre que "personne n'a le droit de s'approprier la réconciliation nationale".

Lors d'une conférence de presse à Alger, M. Belaïd a également fustigé la rediffusion d'images "choquantes" de la décennie noire par la télévision gouvernementale, qualifiant ceci de "terrorisme médiatique".

Les déclarations du président d'El Mostakbal (6e au législatives de mai dernier avec 14 sièges) interviennent le jour du 12e anniversaire de référendum sur la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Considérée comme un accomplissement majeur du règne de Bouteflika par ses partisans, ces derniers attribuent à cette loi le mérite de la fin de la décennie noire et l'utilisent comme argument politique pour le maintien du chef de l'Etat.

Mais pour Abdelaziz Belaïd, la fin des années de sang n'est pas l'oeuvre de Bouteflika. "Tout le monde a sacrifié durant ces années là et personne n'a le droit de s'approprier la réconciliation", a-t-il martelé lors d'une conférence au siège de son parti en prévision des élections locales de novembre prochain.

Et d'ajouter: "Tout le monde se rappelle où se trouvait le premier responsable actuel du pays durant cette période", allusion faite au choix d'Abdelaziz Bouteflika de vivre à l'étranger durant la décennie noire avant son retour au pays après la démission de l'ancien président Liamine Zeroual en 1998.

Pour "célébrer" le 12e anniversaire de la réconciliation nationale, l'ENTV a rediffusé durant son journal télévisé jeudi des images violentes des victimes du terrorisme durant les années 90.

"La rediffusion de ces images par la télévision publique relèvent du terrorisme médiatique dont le but est de faire peur au peuple", a affirmé M. Belaïd.

Pour le candidat à l'élection présidentielle d'avril 2014, l'évocation de la décennie noire "n'est pas dans l'intérêt du pays car les blessures sont toujours ouvertes".

El Mostakbal prendra part aux élections locales de novembre avec 803 listes pour les assemblées communales et 39 listes pour les assemblées de wilayas.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.
Loading...