Tunisie: 34 réfugiés en grève de la faim depuis près d'un mois dans l'espoir d'être déplacés en Europe

Publication: Mis à jour:
REFUGEES
Constantinis via Getty Images
Imprimer

Depuis près d'un mois, 34 réfugiés, originaires d'Afrique Subsaharienne, ont entamé une grève de la faim en Tunisie, rapporte le site InfoMigrants, partenaire de France 24.

LIRE AUSSI: Il était devenu un point de départ pour une immigration clandestine: Le gouverneur de Medenine explique les raisons de la fermeture du camp de Choucha

Logés depuis Juin 2017 dans le Complexe de la Jeunesse de la Marsa, reconverti en centre d’accueil, ces mêmes réfugiés avaient vécu pendant sept années dans le camp de Choucha, et sont restés dans l'attente de l'examen de leurs dossiers.

Les 34 grévistes espèrent bénéficier du "programme de relocalisation" dans un pays européen, et donc quitter la Tunisie pour partir en Europe.

Parmi eux, Ahmed, d'origine ivoirienne. Ce dernier avait été déplacé en Tunisie depuis la Libye en 2011, lorsque la guerre a éclaté, "Je n’avais pas d’autre choix", déplore-t-il à InfoMigrants.

Ne voulant pas rentrer dans son pays, il ne révèle cependant pas les raisons, "Tout ce que je peux dire, c’est qu'une partie de ma famille a été assassinée en Côte d’Ivoire. Je ne veux plus jamais rentrer. Je demande la réouverture de mon dossier pour être relocalisé ailleurs", déplore-t-il.

"Ca fait plus de trois semaines que je ne mange rien. J’en peux plus, mais je n’ai pas le choix", raconte Ahmed à InfoMigrants, "Je bois de l’eau et je prends un peu de sucre. C’est très dur".

En Tunisie, c'est l'HCR, Agence des Nations Unies pour les réfugiés, qui gère les dossiers des demandeurs d'asile, "Ils nous offrent un toit, certes, mais nous n’en pouvons plus d’être là… Nous sommes en grève de la faim et personne n’est venu nous voir," désespère-t-il.

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.