Les conducteurs de taxis menacent d'une grève ouverte après la mort de leur collègue dans un braquage

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TAXI TUNISIA
(GERMANY OUT) Taxi in der tunesischen Inselhauptstadt Houmt Souk Taxi; Tunesien . (Photo by Heuser/ullstein bild via Getty Images) | ullstein bild via Getty Images
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Alors qu'un conducteur de taxi individuel a perdu la vie suite à un braquage qui a eu lieu sur l'avenue Jean Jaurès jeudi, le secrétaire général de l'Union Tunisienne des Taxis individuels Faouzi Khabouchi a menacé d'une grève ouverte si certaines garanties de sécurité au profit des conducteurs de taxis ne sont pas accordées.

Parmi les revendications, une réforme des lois régissant le secteur et notamment la possibilité pour les conducteurs de pouvoir choisir leurs clients la nuit appelant le ministère de tutelle -à savoir le ministère du Transport- à ouvrir le dialogue à ce sujet.

"Il y a parfois des crimes qui sont commis la nuit" a commenté Faouzi Kharbachi avant d'ajouter "Malheureusement, le pouvoir nous met une amende si on refuse de prendre en client" indiquant avoir plusieurs fois demandé aux autorités de retirer de telles sanctions pour la protection des conducteurs de taxis.

Réagissant à ces demandes, le Directeur Général des transports terrestres au ministère du Transport Frej Ali a affirmé à la Radio Mosaïque Fm que certes "il y a eu des revendications, mais on n'est pas dans l'obligation de tous les accepter".

"Leur demande de pouvoir choisir leurs clients n'est pas réaliste" a-t-il affirmé indiquant que l'incident s'est déroulé en pleine capitale et que de nombreux clients se plaignent du fait que les conducteurs de taxis ne s'arrêtent souvent pas: "Quand vous parlez à des gens, la plupart vous disent à propos des conducteurs de taxis qu'ils ne s'arrêtent pas, c'est devenu un fléau dans notre société".

Affirmant comprendre les préoccupations des conducteurs de taxis, Frej Ali a affirmé que des "discussions auront lieu avec les forces de sécurités pour essayer de trouver une solution à cela, mais ce ne sera certainement pas celle d'enlever cette amende" a-t-il conclu.

Pour rappel, depuis 2015 un numéro vert pour dénoncer les chauffeurs de taxi fraudeurs a été mis en place par le ministère du Transport.

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