Le film tunisien "The last of us" candidat à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère

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capture de la bande d'annonce
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CINÉMA- Le film tunisien "The last of us" du réalisateur Alaeddine Slim représentera la Tunisie aux Oscars 2018, dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère, a annoncé le Centre national du cinéma et de l'image (CNCI), via un communiqué publié le mercredi le 27 septembre.

L'Académie des Oscars invite chaque année tous les pays à déposer le meilleur film qui les représentera en fonction des critères cinématographiques d'éligibilité posés par l'académie. Ensuite, une phase de "lobbying et de corps à corps" -pour reprendre les termes du réalisateur tunisien Ridha Behi- aura lieu pour que le film passe les étapes de sélections et fasse partie des 5 films nominés à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

À noter que la 90ème cérémonie des Oscars aura lieu à Los Angeles le 4 mars 2018. En 2017, le film iranien "Client"d’Asghar Farhadi a été sacré dans cette catégorie.

La sélection de "The last of us" pour représenter la Tunisie a été faite à l'unanimité des membres de la commission établie sous l’égide du CNCI et composée de huit personnalités, en l'occurrence, Chiraz Latiri, Directrice générale du CNCI, Youssef Lachekham Secrétaire général du CNCI, Nouri Bouzid réalisateur, Salma Baccar réalisatrice, Imed Marzouk producteur, Jilani Saadi réalisateur, Moslah Kraiem réalisateur et Khemayes Khayati critique et réalisateur .

Le film de Alaeddine Slim a été projeté dans de nombreux festivals à l'étranger et sacré par de nombreux Prix dont, notamment le Prix de la meilleure contribution technique et le Prix de la première œuvre à la Mostra de Venise , en plus des 2 Awards pour Jawhar Soudani et Amine Messadi au Africa Movie Academy Awards ou encore le Tanit d’or aux Journées cinématographiques de Carthage de 2016.

"The last of us" trace le calvaire d’un voyageur subsaharien (incarné par Jawher Soudani alias Va Jo), tourmenté par une crise existentielle. Son rêve: vivre dans un monde meilleur. Pour cela, il tente de traverser la Méditerranée clandestinement.

Une tentative qui se solde par un échec mais lui ouvre les horizons sur un autre monde où il découvrira des destinations inconnues loin de la civilisation, embrassant la nature dans sa pureté et dans sa sauvagerie. Une nouvelle vie qui fera naître en lui une nouvelle quête.

Le film est fait au départ avec des moyens modestes, mais le réalisateur se dit fier du résultat final: "C'est un film indépendant, on n'a eu du financement qu'à la fin, les conditions de tournage étaient pénibles mais c'était une belle expérience pour toute l'équipe du tournage. Pour cela et pour la performance des acteurs, entre autres, c'est un film à voir", avait déclaré le réalisateur Alaeddine Slim au HuffPost Tunisie.

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