La croissance économique devrait s'accélérer à 4,3% en 2017, selon Bank Al-Maghrib

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ÉCONOMIE - La croissance économique devrait s’accélérer à 4,3% en 2017 après un taux de 1,2% en 2016, et revenir à 3,1% en 2018, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib.

"Au total, après un taux de 1,2% en 2016, la croissance globale devrait, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, s’accélérer à 4,3% en 2017 et revenir à 3,1% en 2018", a annoncé mardi le gouverneur de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, à l'issue de la troisième réunion trimestrielle de son conseil au titre de 2017.

La croissance devra notamment bénéficier, en 2017, de la bonne campagne agricole, avec une production céréalière qui aurait atteint 96 millions de quintaux, contre 33,5 millions de quintaux lors de la campagne précédente, a estimé M. Jouahri.

Ainsi, la valeur ajoutée agricole devrait rebondir de 14,7% en 2017 et reculer de 1% en 2018 sous l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne, a-t-il précisé, ajoutant que la valeur ajoutée des activités non agricoles devraient, quant à elles, s’accélérer de 2,2% en 2016 à 2,9% en 2017 et à 3,5% en 2018.

Recul de l'inflation

Pour sa part, "l'inflation a reculé d'une façon sensible", passant de 1,9% à fin février 2017 à 0,2% en moyenne sur les six mois suivants, a fait remarquer M. Jouahri qui explique essentiellement cette évolution par le repli des prix des produits alimentaires à prix volatils.

En effet, après un taux de 1,6% en 2016, l'inflation devrait terminer l'année 2017 avec un taux moyen de 0,6%, avant de passer à 1,3% en 2018, a indiqué le gouverneur.

Le déficit budgétaire devrait, quant à lui, s’atténuer de 4,1% du PIB en 2016 à 3,5% en 2017 et à 3,2% en 2018. A fin août, il s’est allégé de 4,7 milliards de dirhams, a relevé le responsable.

abdellatif jouahri

Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib

Hausse du chômage

Par ailleurs, le gouverneur de BAM a dressé une situation "globalement mitigée" du marché du travail au titre du deuxième trimestre 2017, faisant état, d'une part, de l'entrée nette de 107.000 demandeurs d’emplois et, d'autre part, de la baisse de 0,4 point du taux d’activité à 47,3%.

En parallèle, l'économie nationale a créé 74.000 emplois, dont 52.000 dans l’agriculture, 19.000 dans les services et 7.000 dans le BTP, l’industrie ayant en revanche accusé une perte de 4.000 postes, entre les deuxièmes trimestres de 2016 et de 2017.

En conséquence, le taux de chômage a augmenté de 9,1% à 9,3% au niveau national et de 13,4% à 14% en milieu urbain, a souligné M. Jouahri.

Augmentation des exportations

Pour ce qui est des comptes extérieurs, M. Jouahri a évoqué "un léger creusement du déficit commercial" de 4% à fin août 2017, sous l’effet d’une hausse de 30,2% de la facture énergétique, alors que les acquisitions des biens d’équipement ont marqué un léger recul après une importante hausse en 2016.

Les exportations ont progressé de 6,7%, soutenues par le renforcement des ventes des produits agricoles et agro-alimentaires et la reprise des ventes des phosphates et dérivés. Celles liées à la construction automobile ont en revanche reculé de 1%, a précisé le houverneur, notant que les transferts MRE ont augmenté de 2,7%, tandis que les recettes voyages ont progressé de 4,9%.

De son côté, le déficit du compte courant devrait s’alléger de 4,4% du PIB en 2016 à 3,9% en 2017 et s’établir à 4% en 2018, a estimé M. Jouahri.

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