249km/h est la vitesse la plus élevée enregistrée en 2017 par la police tunisienne, selon les chiffres de l'Office National de la Sécurité Routière

Publication: Mis à jour:
Imprimer

Mourad Jouini, représentant de l'Office National de la Sécurité Routière (ONSR), a annoncé mercredi sur les ondes de Mosaïque FM que selon les chiffres de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Tunisie occupe la 14e place mondiale en matière d'accidents de la route.

En coopération avec le ministère de l'Equipement, l'ONSR avait établi une liste de routes dangereuses qui constituent des endroits où plus de 10 accidents mortels ont été enregistrés sur une période de 5 ans. Parmi ces endroits, Jouini cite le croisement km101 reliant Kairouan à Sousse.

Le nombre de ces "points noirs" est passé de 276 points entre 2011 et 2015 à seulement 79 points en 2017, "grâce à la maintenance mise en place par le ministère de l'Equipement", a déclaré Jouini.

Selon lui, 249km/h est la vitesse la plus élevée en 2017, et qui a été enregistrée par un radar automatique. Quant au radar manuel, la vitesse la plus élevée est de 200km/h et a été enregistrée en zone urbaine.

Toujours selon Jouini, les 3 accidents les plus mortels survenus en 2017 et impliquant des voitures civiles, ont causé la mort de 16 personnes ainsi qu'une quinzaine de blessés. La cause de ces 3 accidents est l'excès de vitesse, et donc "un facteur humain", a indiqué Jouini. Il a par ailleurs déclaré que les accidents dus aux mauvais état de la route sont de l'ordre de seulement 0,01%.

Plus généralement, les principales causes seraient, selon lui, en premier lieu l'inattention qui est jusqu'au 21 septembre 2017, à l'origine de 960 accidents ayant causé 109 morts et 1264 blessés. Ensuite viennent la traversée de la route, l'excès de vitesse et le non respect de la priorité. "Ces causes ne changent pas au fil des années", a-t-il précisé.

Depuis le début de Ramadan et jusqu'en septembre 2017, le ministère de l'Intérieur a enregistré 1925 accidents de la route (451 de moins par rapport à la même période de l'année 2016), qui ont causé la mort de 506 personnes (8 de moins par rapport à la même période de 2016) et la blessure de 3224 personnes (675 de moins par rapport à la même période de 2016), selon les chiffres fournis par Mourad Jouini.

Il a également déclaré que pendant la saison estivale, quelques 550.000 véhicules étrangers, principalement venus de l'Algérie, s'ajoutent au nombre de véhicules tunisiens qui sont estimés à un million 920 mille. "Nous avons, malgré cet afflux important de véhicules, enregistré une baisse en nombre d'accidents de la route, grâce notamment au programme "Vacances en sécurité" lancé par l'ONSR", a-t-il renchéri.

"Ceci a été le fruit d'un travail collectif entre les différentes unités des forces de l'ordre et les campagnes qu'ils ont menées afin de sécuriser au mieux la saison des vacances", a ajouté Jouini.

La Tunisie est le pays qui connait le plus de morts sur les routes au Maghreb juste après la Libye selon le dernier rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) datant de 2015.

Ainsi, l'OMS avait estimé dans son rapport, que la législation tunisienne en matière de conduite en état d'ébriété n'est pas appropriée et augmenterait le risque d'accidents de la route. Selon l'OMS le taux d'alcool dans le sang devrait être inférieur à 0,05 grammes par décilitre, or la législation tunisienne autorisait 0,05 grammes d'alcool par décilitre de sang (un projet de décret prévoit la baisse de ce taux à 0,03 grammes par décilitre).

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.