La Russie menace de bloquer Facebook en 2018

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ST PETERSBURG, RUSSIA - NOVEMBER 16, 2016: Facebook logos reflected in a smartphone screen on a computer keyboard. Sergei Konkov/TASS (Photo by Sergei Konkov\TASS via Getty Images) | Sergei Konkov via Getty Images
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Les autorités russes ont menacé mardi de bloquer le réseau social américain Facebook en 2018 s'il ne respecte pas une loi récente contraignant les sociétés internet à stocker les données personnelles de leurs utilisateurs en Russie.

Le respect de cette loi "est obligatoire pour tout le monde. Dans tous les cas nous ferons en sorte que la loi soit respectée ou alors la société ne pourra plus travailler sur le territoire russe", a déclaré le patron de l'agence de régulation des télécoms Alexandre Jarov, cité par les agences russes.

Il a précisé attendre que l'entreprise l'informe des mesures qu'elle compte prendre et que des procédures seraient possibles en 2018.

Ce n'est pas la première fois que les autorités haussent le ton face aux géants américains de l'internet concernant l'application de cette loi qui a déjà conduit au blocage du réseau professionnel LinkedIn.

Mais ces déclarations interviennent dans un contexte tendu quelques jours après que Facebook a accepté de fournir au Congrès américain le contenu de messages qui auraient été financés par la Russie pour influencer la présidentielle de 2016.

Elles interviennent aussi alors que la Russie se prépare à sa propre présidentielle en mars prochain, sur fond de tour de vis croissant sur l'internet russe ces dernières années qui a été dénoncée par l'opposition comme un moyen de faire taire les voix dissidentes.

Facebook est l'un des principaux moyens de communication employé par exemple par l'opposant Alexeï Navalny, qui bien qu'ignoré des télévisions nationales a fait descendre des dizaines de milliers de jeunes dans la rue au printemps.

L'homme politique a cependant peu de chance de pouvoir affronter Vladimir Poutine lors de la présidentielle de mars prochain, la commission électorale ayant expliqué que son passé judiciaire empêchait une candidature.

"Nous comprenons parfaitement que Facebook a un nombre d'utilisateurs significatif sur le territoire russe mais d'un autre côté, nous comprenons que ce n'est pas un service unique, il y a d'autres réseaux sociaux", a assuré M. Jarov.

Adoptée en 2014 malgré les vives critiques des acteurs de l'internet et entrée en vigueur en 2015, la loi en cause oblige les services de messagerie, les moteurs de recherche et les réseaux sociaux étrangers de stocker en Russie les données personnelles de leurs utilisateurs russes.

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