Le pétrole recule, prudence des marchés après le bond de lundi

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OIL KURDISTAN
Female members of a Kurdish Peshmerga battalion show their ink-stained fingers after casting their vote in the Kurdish independence referendum in Arbil, on September 25, 2017. Iraqi Kurds voted in an independence referendum in defiance of Baghdad which has warned of 'measures' to defend Iraq's unity and threatened to deprive their region of lifeline oil revenues. / AFP PHOTO / SAFIN HAMED (Photo credit should read SAFIN HAMED/AFP/Getty Images) | SAFIN HAMED via Getty Images
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Les cours du pétrole baissaient mardi en fin d'échanges européens après avoir atteint leur plus haut en deux ans, les marchés craignant une hausse des tensions au Kurdistan irakien après un référendum sur l'indépendance de la région.

Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 58,36 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 66 cents par rapport à la clôture de lundi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance cédait 26 cents à 51,96 dollars.

Après avoir bondi de 3,8% lundi, le Brent a atteint mardi vers 03H45 GMT 59,49 dollars, tandis que le WTI, qui avait pris 3,1%, a touché 52,43 dollars vers 03H40 GMT, avant que les deux références reculent légèrement.

"Les prix ont été victime de prises de bénéfices. Le marché de l'énergie a grimpé récemment, et les investisseurs ont sauté sur l'occasion pour engranger les bénéfices", a résumé David Madden, analyste chez CMC Markets.

Lundi, les prix avaient été dopés par le référendum au Kurdistan irakien, dont les exportations de brut pourraient être perturbées.

Alors qu'une victoire massive du "oui" est attendue, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait menacé lundi de stopper les exportations de pétrole de la région passant par la Turquie, avant de mettre en garde mardi contre un risque de "guerre ethnique et confessionnelle".

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) était également sous les projecteurs après un point mensuel de suivi de l'accord de baisse de la production qui s'est tenu vendredi à Vienne, et au cours duquel le cartel a affirmé atteindre un respect de ses objectifs de 117%.

"Nous craignons que le bond des prix de lundi ne marque la fin de la hausse des prix. Il est désormais probable que l'Opep étendra son accord au delà du premier trimestre 2018, mais ce n'est pas garanti. Et la Turquie ne bloquera pas les exportations kurdes irakiennes sans une hausse marquée des tensions dans la région", ont prévenu les analystes de Capital Economics.

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