Carcasses et restes d'animaux, sang: Des habitants de Houmt Souk craignent "une catastrophe sanitaire" à cause de l'abattoir

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Plusieurs habitants de l'île de Djerba ont appelé dans une vidéo publiée par "Djerba Magazine" et reprise par l'association SOS Biaa, une ONG spécialisée dans les questions environnementales, a fermé l'abattoir de Houmt Souk devenu un véritable danger pour la santé des riverains.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus, l'abattoir est dans une situation hygiénique répugnante: reste d'animaux, carcasses, sang... le tout laissé en plein air, sous le soleil, à même le sol entrainant des odeurs nauséabondes pour les riverains.

Une situation qui dérange les habitants, d'autant plus que l'abattoir se situe à 500 mètres de la Marina de Houmt Souk.

Selon un des habitants interrogé, des restes de l'Aïd ont même été ensevelis sous du sable pour faire taire des riverains mécontents de la vue et de l'odeur des carcasses de moutons.

"Ces odeurs ne datent pas d'aujourd'hui ou d'hier mais de très longue date" indique un voisin de l'abattoir. "J'habite ici depuis 7 ans, et aussi loin que je me rappelle cette odeur existe" ajoute-t-il.

La situation est tellement insoutenable qu'il "enferme mes enfants dans la maison. Même les fenêtres je les ferme" a-t-il affirmé.

Parlant de "catastrophe sanitaire", la personne qui filme rappelle que l'abattoir se situe à quelques mètres d'une clinique et que tout un quartier est contraint de vivre "dans ces odeurs nauséabondes": "Sans compter que Houmt Souk est un des plus beaux quartiers touristiques en Afrique, si ce n'est au monde...C'est une honte pour nous que de montrer ça" a-t-il ajouté.

En 2014, la ville de Houmt Souk à Djerba a été au coeur d'un bras de fer entre la population et les autorités à cause notamment à la prolifération des ordures dans la ville. Face au ramassage aléatoire des ordures, plusieurs dépôts anarchiques avaient vu le jour entrainant une situation sanitaire dangereuse.

Un problème qui perdure et dont le chef du gouvernement a promis d'y remédier en mars dernier lors d'une visite sur l'île.

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