Référendum au Kurdistan: Le gouvernement irakien durcit le ton

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KURDISTAN
Kurdish people celebrate to show their support for the upcoming September 25th independence referendum in Erbil, Iraq September 8, 2017. REUTERS/Azad Lashkari | Azad Lashkari / Reuters
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IRAK - Ce lundi, les Kurdes d'Irak sont appelés aux urnes pour voter à l'occasion d'un referendum sur leur indépendance. Une élection inédite dans la région.

Comme le précise l'AFP, plus de 5 millions d'électeurs sont attendus pour ce scrutin qui "se tient non seulement dans la région autonome du Kurdistan (nord de l'Irak), qui comprend les provinces d'Erbil, Souleimaniyeh et Dohouk, mais aussi dans des zones que se disputent les Kurdes et le gouvernement central irakien" précise l'agence de presse française.

Tôt dans la matinée, le président kurde, et initiateur du referundum, Masoud Barzani, est allé voter dans un des bureaux d'Erbil:

Les Kurdes sont venus nombreux, et parfois en famille, pour voter:

Selon l'AFP, si le oui risque très certainement de l'emporter, "Massoud Barzani a prévenu que le vote n'entraînerait pas immédiatement l'annonce de l'indépendance mais plutôt le début de "discussions sérieuses avec Bagdad"".

Représailles du gouvernement irakien

Du côté du gouvernement irakien, l'ambiance est bien plus morose. En représailles, ce dernier a demandé dimanche aux autorités de la région autonome du Kurdistan de restituer les postes frontières internationaux et les aéroports qu'elles contrôlent.

Les autorités irakiennes ont également appelé les pays étrangers à cesser leur commerce pétrolier avec la région du Kurdistan et à traiter directement avec le gouvernement de Bagdad pour les questions de frontières et de trafic aérien, indique un communiqué publié par les services du Premier ministre Haïdar Al Abadi.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue iranien Hassan Rohani se sont entretenus de cette question au téléphone et ont exprimé leur inquiétude de voir le référendum kurde provoquer le chaos au Moyen-Orient.

"Les deux dirigeants ont noté que le refus d'annuler le référendum va apporter avec lui le chaos dans la région et ont souligné l'importance essentielle qu'ils attachaient à l'intégrité territoriale de l'Irak", indique un communiqué de la présidence turque.

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