Le commissaire du SILA apporte des précisions et s'excuse

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Hamidou Messaoudi a présenté ses excuses à la suite de ses déclarations sur le plateau de la chaine de télévision privée Ennahar. Le commissaire du Salon international du livre d'Alger (SILA), qui avait déclaré sur un ton ironique qu'un livre "sur comment frapper sa femme peut s'avérer utile", a affirmé que ses blagues "visaient à dénoncer et non à louer les hommes qui battaient leurs femmes".

M. Hamidou Messaoudi était interrogé à l'émission "Kahwa ou jornan" (Café et journal) à propos des livres interdits d'exposition lors de la prochaine édition du SILA. Dans sa réponse, il a tenu à exprimer son agacement au sujet de la polémique suscitée lors de la précédente édition du SILA, en octobre 2016 par une "brochure de quelques pages", intitulée "Comment frapper sa femme".

Il a affirmé (Vidéo ci-dessous), non sans ironie, que de pareilles publications "peuvent s'avérer utiles" en Algérie. M. Messaoudi a ensuite rajouté que l'auteur de cet opuscule "aurait d'ailleurs du continuer son titre par un 'comment frapper son homme', parce qu'ils le méritent parfois eux aussi".

Le commissaire du SILA a ensuite conclu sa déclaration avec une blague qualifiée de "mauvais goût." Comparant les femmes battues à des véhicules accidentés par un camion, il explique que de pareilles publications seront peut-être "salutaires" pour les femmes victimes de violences conjugales.

Ces déclarations ont suscité la protestation et la colère de certains Algériens, qui ont dénoncé des propos "sexistes" et "misogynes". Sur la toile, des internautes appellent même à travers des posts et des pétitions à boycotter ce Salon du livre.

Hamidou Messaoudi est rapidement revenu sur ses déclarations, dans un communiqué publié ce 21 septembre 2017. Il a d'abord justifié ses blagues par son "attachement à l'amour populaire qui fait partie de la culture et de la sagesse de notre peuple".

M. Messaoudi a rajouté que ses blagues visaient surtout à dénoncer la violence faites aux femmes et non pas à louer les hommes qui battaient leurs épouses. Il a rajouté que l'interdiction d'exposition de cette brochure démontre d'ailleurs la position des autorités à propos de cette question, position qu'il "partage totalement et activement".

Le commissaire du SILA a ensuite présenté ses excuses si ses déclarations "ont choqué quelques téléspectateurs et téléspectatrices", rajoutant que le "public du SILA est majoritairement composé de femmes", en tant que "lectrices" mais également "en tant qu'intellectuelles et qu'écrivaines".

qdsq

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