"Le report des élections nous coûte 1 million 300 mille dinars par mois," annonce le président par intérim de l'ISIE, Anouar Ben Hassen

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ELECTION TUNISIA
The Acting President of the Independent High Authority for Elections (ISIE), Anouar Ben Hassine, gives a speech during a meeting in the capital Tunis with all political parties to decide on the date of the next municipal elections on September 18, 2017. / AFP PHOTO / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images) | FETHI BELAID via Getty Images
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Chaque mois de retard sur la tenue des élections municipales qui devaient se dérouler le 17 décembre prochain coûterait 1 million 300 mille dinars, selon les prévisions de l’Instance Supérieure Indépendante des Elections (ISIE) qui emploie 1025 cadres et agents, a révélé le président par intérim de l’ISIE, Anouar Ben Hassen.

Il a précisé au cours d’une conférence de presse tenue à Tunis à l’issue d’une réunion de l’Instance pour examiner la tenue du scrutin, que l’ISIE a discuté lors de cette réunion de la nouvelle date du 25 mars 2018 proposée pour organiser les élections en présence des représentants des partis, de la présidence du gouvernement, de la présidence de la république et de la présidence du parlement.

“Tous les participants ont été unanimes à ne pas ajourner si ne die les élections municipales”, a-t-il affirmé.

Ben Hassan a estimé que “la détermination d’une nouvelle date est compliquée car elle doit tenir compte de plusieurs parties prenantes puisqu’il s’agit d’une affaire d’Etat et à chaque fois qu’on repousse la date du 17 décembre, les élections sont plus compliquées à organiser”.

“Les reports successifs bousculent les échéances électorales, usent les électeurs et désorganisent le scrutin”, a-t-il ajouté.

Le président de l’ISIE a appelé à consolider la proposition de la date du 25 mars 2018 faite par l’instance en établissant un calendrier clair.

Mars 2018, date la plus probable

Les élections municipales devraient avoir lieu au cours du mois de mars 2018, a estimé Mehdi Ben Gharbia, ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles et la société civile, dans une interview accordée à Shems Fm. Une probabilité qui a été, par ailleurs, évoquée, dimanche, par le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi. Ce dernier a noté que son mouvement n’était pas favorable au report des élections mais des raisons objectives sont à l’origine de son acceptation de l’ajournement des municipales.

L'ISIE est prête mais...

D'après Nabil Baffoun, membre de l'ISIE, l’Instance est prête à respecter la date de la tenue des élections municipales dans les délais. "L’ISIE est tout à fait prête à organiser les élections municipales dans les délais fixés" a-t-il déclaré.

Toutefois, l'absence de certains de ses membres demeure un obstacle devant la tenue des élections dans les délais.

À noter que la plénière de l’ARP pour le pourvoi des vacances au sein de l’ISIE, aurait été décidée pour le 20 septembre courant, soit deux jours après la date réglementaire butoir pour pouvoir maintenir le délai du 17 décembre 2017 initialement prévu.

Huit partis politiques pour le report des élections municipales

Huit partis politiques ont manifesté lors d'une conférence de presse tenue le 5 septembre courant leur intention de vouloir reporter les élections municipales. Il s'agit de Machrou Tounes, Al Joumhouri (parti républicain), El Badil Ettounsi, Afek, Tounes Awalan, le Parti du travail patriotique démocratique, Al Watan et Al Massar. Tous ont affirmé que l’organisation de ces élections le 17 décembre est "impossible" en l’absence des conditions légales, juridiques, financières, techniques et logistiques.

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