Abdelmalek Amellou, assassin présumé de Ali Mécili, candidat aux élections locales à Béjaïa

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Abdelmalek Amellou, assassin présumé de l'avocat et homme politique Ali Mécili, s’est porté candidat aux élections locales de novembre prochain dans la commune de Aït-Rezine à Béjaïa. Lors de son intervention durant le débat sur le plan d’action à l'Assemblée populaire nationale, Chafa Bouaîche, président du groupe parlementaire du FFS, qualifiant cette candidature de "crime contre l'Etat de droit", a révélé que l'assassin présumé du compagnon de Hocine Aït Ahmed est candidat sur la liste d'un des partis au pouvoir".

Ali Mecili, avocat, moudjahid et l'un des fondateurs du Front des forces socialistes (FFS), a été assassiné le 7 avril 1987 de trois balles, dans le hall de son immeuble à Paris.

Hocine Ait Ahmed, l'un des chefs historiques de l'indépendance algérienne, exilé en Suisse, a accusé "les services spéciaux" algériens d'avoir commandité l'assassinat. Ali Mecili, réfugié en France depuis 1965, faisait office de porte-parole de M. Ait Ahmed.

Deux mois plus tard, les policiers français arrêtaient à Paris l'auteur présumé de l'assassinat, Abdelmalek Amellou, "un petit truand" selon M. Aït Ahmed, sur lequel était retrouvé un ordre de mission de la sécurité militaire algérienne signé du capitaine Hassani, à en croire les médias français de l’époque.

A l'issue de sa garde à vue, le suspect a été expulsé de France vers l'Algérie dans le cadre d'une procédure "d'urgence absolue", à la demande du ministère de l'Intérieur alors dirigé par Charles Pasqua et Robert Pandraud.

L'assassin présumé de Ali André Mécili s'est ainsi fait discret depuis ces événements, avant de se lancer visiblement dans une carrière politique.

Lors de son intervention, M. Chafa Bouaïche, a révélé que Abdelmalek Amellou était candidat sur "la liste d'un partis du pouvoir". Il a qualifié cette candidature de "grand crime contre l'Etat de droit", affirmant que l'Algérie ne pourrait se développer "quand l’Etat de droit est cantonné dans les textes".

Le président du groupe parlementaire du FFS n'a pas révélé l'identité du parti au pouvoir ayant inscrit Amellou sur la liste des candidats Aït-Rezine, à Béjaïa. Selon le journaliste Abed Charef, citant des sources proches du plus vieux parti de l'opposition, a indiqué qu'il s'agit du Rassemblement national pour la démocratie (RND), dont le Premier ministre Ahmed Ouyahia en est le Secrétaire général.

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