Les cinq mesures du gouvernement pour réduire le taux de chômage

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EMPLOI - À quelques jours de l’ouverture du dialogue social, prévu le 9 octobre, le gouvernement s’est penché, ce jeudi 21 septembre, sur l’examen du plan national de relance de l’emploi 2017-2021. Le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle, Mohamed Yatim, a présenté, lors de ce conseil de gouvernement, les grandes lignes de ce plan ayant pour but de réduire le taux de chômage à 8,5% en 2020.

La mission s’annonce difficile. Le porte-parole du gouvernement et ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile, Mustapha El Khalfi, a indiqué, lors de son point de presse hebdomadaire, que le taux de chômage au Maroc est passé de 9,6% en 2016 à 9,7% cette année, citant les statistiques du HCP. Un taux que le gouvernement a pour ambition de réduire à 8,5% d’ici 2020 et à 7,5% en 2025.

Dans son intervention au cours du conseil de gouvernement, Mohamed Yatim a annoncé que le nombre des personnes actives au Maroc augmente chaque année d’une moyenne de 50.000. Il est attendu qu’en 2025, cette catégorie atteigne 13,5 millions de personnes, alors qu’elle représentait, en 2016, 11,7 millions. Le ministre a ajouté que le taux d’activité reste stable à 47%.

Aujourd’hui, le gouvernement se donne pour ambition de créer 200.000 emplois dans le cadre de ce plan national articulé autour de cinq orientations. Dans la première, il s’agit de promouvoir la création d’emplois en apportant le soutien nécessaire à l’investissement productif et offrir plus d’avantages à celui qui génère plus de postes de travail. Il s’agit aussi de mettre en place des mesures pour éviter aux entreprises en difficulté la faillite afin de conserver les emplois qu’elles offrent. Le gouvernement veut aussi booster l’économie sociale et solidaire et renforcer le rôle de l’agence nationale des PME en matière de suivi.

La deuxième orientation porte, elle, sur l’adéquation entre enseignement/formation et les besoins du marché du travail. En mesure, le plan propose le renforcement de l’apprentissage des langues, la culture de l’esprit entrepreneurial dans l’ensemble des niveaux et branche de l’enseignement. Il propose aussi de mettre en place un système permettant la formation à vie et des espaces d’emplois au sein des établissements de l’enseignement, notamment des agences universitaires. Une autre mesure, dans ce cadre, vise à créer des observatoires régionaux du marché du travail pour connaitre à l’avance les besoins locaux en matière d’offres d’emplois.

En troisième orientation, le plan national veut renforcer les programmes les plus dynamiques et intermédiaires pouvant booster l’emploi. Dans ce volet, la stratégie ambitionne de requalifier les programmes de promotion de l’emploi existants et évaluer leur rendement. Il est également question de créer un partenariat entre les agences, le secteur privé et les associations et instaurer une approche de proximité par des unités mobiles pour la promotion de l’emploi.

La quatrième orientation vise, quant à elle, à améliorer les conditions de travail des employés. Pour y arriver, la stratégie veut constituer des données sur le marché du travail, améliorer le contrôle, élaborer une charte sociale et une loi relative aux syndicats.
Dans le même volet, il est question de mettre en place une stratégie spécifique à la santé et la sécurité professionnelle, et de sceller des partenariats avec les associations opérant dans la protection des catégories vulnérables.

La cinquième et dernière orientation concerne la dimension régionale de l’emploi. Le gouvernement compte ainsi généraliser les programmes de promotion de l’emploi à l’ensemble des régions et réaliser à cette fin des guides de procédures liées aux mesures locales et régionales à mettre en place. La formation des acteurs locaux est également sur la liste, afin qu’ils puissent mener à bien la promotion de l’emploi.

Au-delà de ces orientations, le gouvernement prévoit par ailleurs de former les diplômés vivant dans le milieu rural, mais aussi de mettre en place des stages au sein des administrations, établissements publics et communes, ainsi que dans le secteur privé. L’auto-emploi sera aussi privilégié, car le gouvernement lui promet son soutien. Le gouvernement a prévu des comités interministériels pour suivre la bonne marche de cette stratégie.

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