L'indispensable partenariat étranger dans le numérique

Publication: Mis à jour:
HIGH TECH
Close up of businessman touching digital screen with fingerClose up of businessman touching digital screen with finger | tonefotografia via Getty Images
Imprimer

Aujourd’hui, la stratégie de la politique numérique de l’Algérie a besoin de beaucoup d’atouts supplémentaires et surtout de partenariat étranger.

La construction d’une économie des services en s’appuyant sur les technologies de l’information nécessitera alors un soutien multidimensionnel des compagnies internationales. Ce soutien doit débuter obligatoirement par une présence réelle en Algérie du ou des partenaires.

Une question se pose donc, pourquoi les compagnies d’Internet comme Google, Amazon, Facebook et les autres ne veulent toujours pas externaliser une partie de leurs activités vers le marché Algérien ? Les raisons sont multiples. Le gouvernement algérien n’a toujours pas fait l’effort financier nécessaire pour bien promouvoir les nouvelles technologies et dispenser ainsi ce secteur des restrictions budgétaires drastiques.

La création des facultés spécialisées dans le numérique est plus que jamais nécessaire. L’accès facile et multicanal au "vrai" Internet haut débit devra être généralisé à tous les foyers résidentiels. Et les efforts utiles à la facilitation de la mise en œuvre d’une authentique société d’information doivent être élargis aux plans administratif, financier, juridique et universitaire.

Le débat sur l’e-Algérie demeure absent. Le monopole de l’opérateur historique dans les télécommunications filaires est toujours en vigueur et l’absence de concurrence dans ce secteur risque de nous être fatale sur le plan développement technologique. Dans le domaine des finances, l’entrée du numérique au sein des banques ne se fait pas facilement.

Le manque de décisions et d’amendements juridiques semble freiner cette initiative. Côté régulation, l’absence d'une législation stricte sur l'usage des données des internautes par les représentants du Web algérien plane toujours. La régulation ne concerne pas les éditeurs de contenus électroniques notamment sur le plan publicitaire.

La question de l’adéquation du contenu au support mobile se pose toujours et les règles de sa mise en exécution ne sont pas encore rédigées. La régulation devra aussi s'accompagner d'une batterie de réformes en faveur des consommateurs dont la possibilité de changer d'opérateur mobile tout en conservant son ancien numéro, l’indemnisation des clients en cas de coupure d’Internet ou de congestion des réseaux.

Dans ce contexte, l’ARPT n’a toujours pas solutionné le problème de la transparence des offres, surtout celles de la "gratuité illimitée". Le régulateur est également appelé à garantir plus d’équilibre tarifaire dans la validation des catalogues d’interconnexion entre les opérateurs.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.