Festival Boulevard: Le second week-end promet encore de beaux moments musicaux

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FESTIVAL - Lors du premier week-end du Boulevard, remarquablement accueilli, près de 35.000 personnes ont foulé les allées du complexe sportif Al-Amal pour les trois jours de la compétition Tremplin. Le festival revient ce vendredi, cette fois-ci au stade du R.U.C à Casablanca, pour un dernier week-end musical et des invités prestigieux.

Au programme, davantage de rap, de hip-hop, de rock, de métal mais aussi du jazz, de la funk et des musiques du monde. Divers styles musicaux représentés par des artistes qui rayonnent sur les scènes nationales et mondiales, pour continuer de mettre à l'honneur les cultures urbaines et la mixité sociale.

Les six vainqueurs du Tremplin hip-hop, rock/métal et fusion auront la chance de se produire à tour de rôle et de montrer une nouvelle fois sur scène toute l’étendue de leur talent.

Vendredi 22 septembre, dès 16h, le Marocain DJ Sam Noise, qui s'est déjà produit au Boulevard en 2015 mais aussi à Mawazine et à l'Institut du Monde Arabe de Paris, lancera les festivités avec un set hip-hop pour chauffer les festivaliers.

La traditionnelle résidence création musicale du Boulevard accueillera cette année le collectif africain et entièrement féminin Jokko Fam. Trois rappeuses et deux djettes venant de cinq pays du continent, du Maroc, de Mauritanie, du Sénégal et du Mali, réunissent leurs forces et leur talent pour rapper et dévoiler les combats qu'elles mènent et les rêves qu'elles pourchassent.

Masta Flow, valeur sûre du rap marocain et qu'on ne présente plus, est également invité à se produire devant le public. M.O.P, le duo de rappeurs américains de Brooklyn conclura cette première soirée et déclamera ses titres emblématiques aux paroles nerveuses et musclées.

Samedi 23 septembre, le rock sera encore une fois à l'honneur. Le groupe marocain de Khourigba, Soundtrip aux accents 70s, les casablancais Betweenatna et leur rock déjanté mais engagé seront attendus. The Kominas, le groupe américain-indien-pakistanais de "taqwacore", un mouvement dont ils sont la figure majeure et qui mêle audacieusement islam et punk-rock, se donnera en concert. Du rock politisé sur fond de bollywood-punk et qui aborde des sujets tels que le racisme et l'islamophobie. À noter que The Kominas et Betweenatna présenteront également samedi une création originale, où ils unieront leurs univers musicaux respectifs pour un résultat forcément détonnant.

Pour finir, les musiques du monde résonneront dans les enceintes du stade R.U.C dimanche 24 septembre. Le rbati Yahya Zitan, chanteur et multi-instrumentaliste à la musique alternative un brin psychédélique, revient au Maroc avec ses musiciens pour offrir au public un avant-goût de son prochain EP.

La chanteuse Oum sera également présente, pour apposer sa voix délicate et mystique à ses titres qui chantent le Maroc, la liberté et la beauté du monde. Enfin, le festival clôturera en beauté cette 17e édition avec un concert du nigérian Keziah Jones, créateur du blufunk, un genre musical qui mêle blues et punk-funk.