Tunisie: Lancement d'une campagne contre le harcèlement dans les transports en commun

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Le Centre de Recherches, d’Etudes, de Documentation et d’Information sur la Femme (CREDIF) a annoncé, lundi, le lancement à partir du 25 septembre courant, d’une campagne de sensibilisation visant à lutter contre le harcèlement des femmes dans les transports en commun.

Lancée en collaboration avec l’Union européenne, le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) et la TRANSTU, cette campagne vise à inciter la victime à briser le mur du silence et à porter plainte contre son agresseur.

Selon l’expert en communication en charge de cette campagne, Karim Bouzouita, cette campagne prévoit la diffusion d’un court métrage de sensibilisation sur le site officiel du CREDIF et sur sa page Facebook.

Ce documentaire, a-t-il dit, qui est réalisé par le blogueur Seif Ben Ammar, sera relayé par les réseaux sociaux.

Et d’ajouter: ” Deux applications multimédia ont été créées à cet effet. La première application permettra aux témoins de filmer les actes de harcèlement tandis que la deuxième permettra de dénoncer ces pratiques.”

“Il a été également question de programmer la diffusion de deux spots audiovisuels afin de lutter contre ce phénomène”, a-t-il dit.

D’après la Directrice Générale du CREDIF, Dalenda Larguech, l’idée de cette campagne est venue suite à l’étude réalisée par son organisation, qui a dévoilé que 53.5% des 3000 femmes sondées, ont révélé avoir été victimes de violence dans les espaces publics, en particulier les transports en commun.

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Cette campagne s’inscrit dans le cadre d’un plan national de promotion de l’égalité hommes/ femmes et d’un plaidoyer de la loi organique de lutte contre la violence faite aux femmes, qui a été adoptée le 26 juillet dernier par le parlement.

À noter que selon une étude du CREDIF, 62% des femmes interrogées ne réagissent pas après avoir subie une violence morale, 95% ne portent pas plainte, 40 % ne réagissent pas à une agression physique, 23% d'entre elles disent que leur seule réaction est de pleurer et s'enfuir et 82% ne poursuivent pas en justice leur agresseurs. Quant à la violence sexuelle, 66% des victimes ne réagissent pas et 97% ne portent pas plaintes.

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