Fraude dans le tramway: la SETRAM double l'amende

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TRAMWAY ALGERIA
Algerian workers look at the tramway arriving at a tram stop on May 1, 2013 during the inauguration of the first section of the tramway of Oran, Algeria. The tramway is part of a national project to create a rail transport network, that has started in Algiers and is expected to continue in several Algerian cities. AFP PHOTO AMAL BELALLOUFI (Photo credit should read AMAL BELALLOUFI/AFP/Getty Images) | AFP via Getty Images
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L'amende ou procès-verbal du tramway d'Algérie, officiellement appelé "Brevet de régularisation du voyage" (BRV), passera de 100 à 200 Da à partir du 1e octobre 2017, avertit la Société d'Exploitation des Tramways (SETRAM) à travers des affiches collées dans les arrêts de plusieurs ligne.

Les tramways d'Alger, Oran, Constantine et Sidi Bel Abbès sont concernés par cette mesure. La SETRAM avertit ses usagers de ne pas voyager avec un ticket invalide, non-cacheté ou trafiqué. La même compagnie déconseille l'utilisation d'un abonnement de transport d'une tierce personne.

La fraude et le resquillage au tramway semblent persister en dépit des nombreuses ressources matérielles et humaines investies par la SETRAM. Des usagers, de toutes catégories et de tous âges, empruntent toujours le tramway sans payer leurs tickets, causant en 2016-2017 des pertes de 240 millions de DA selon le directeur d'exploitation, Ali Leulmi.

Il avait expliqué dans une déclaration à l'APS que ces pertes correspondent à près de 40% du montant annuel des recettes du tramway d'Alger, tandis que pour le tramway d'Oran, ces pertes correspondent à 6% des recettes de ce dernier contre 3% pour celui de Constantine.

La mission de contrôle reste tout de même "difficile" et "complexe" contrairement au métro, où la fraude est quasi-inexistante en raison de dispositifs matériels stricts à l'accès et du déploiement permanent d'agents de police. Les auteurs de resquillage, une fois interceptés par les agents de contrôle, refusent souvent de payer le procès-verbal.

Ils préfèrent "négocier" leur descente au prochain arrêt (pour remonter dans le prochain train) ou ... hausser le ton pour intimider les agents de contrôle.

La SETRAM, après avoir recruté et déployé de nouveaux agents de contrôle pour lutter contre la fraude, préfère ainsi "frapper au porte-feuille" des fraudeurs et doubler le tarif du Brevet de régularisation du voyage, communément appelé procès-verbal.

La mesure entre en application dès le 1e octobre 2017, précise la compagnie sur son affiche.

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