La porte-parole de la présidence de la République Saida Garrach revient sur les tensions entre Béji Caid Essebsi et Hamma Hammami (VIDÉO)

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Les propos du président de la République Béji Caïd Essebsi à l'encontre du leader du Front populaire, Hamma Hammami, ont laissé la porte ouverte aux interprétations. C'est surtout sa réplique en se référant au verset coranique de la Sourate Al Hujurat qui dit "Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait", qui a fait polémique.

"فاسق" (ou "pervers" dans le sens religieux utilisé par Béji Caid Essebsi), retour sur ce mot ambigu

Invitée de la matinale de Shems Fm, la porte-parole de la présidence de la République, Saida Garrach, est revenue sur les déclarations de Béji Caïd Essebsi pour clarifier certains points. Elle a fait savoir que le terme "فاسق" (ou "pervers" dans le sens religieux utilisé par Béji Caid Essebsi) a plusieurs significations en précisant que ce vocable, utilisé par le président de la République, a un autre sens en arabe littéraire, loin du sens de mécréant.

Les déclarations de Hammami sont irrationnelles

Revenant sur les dernières déclarations de Hamma Hammami, selon lesquelles il parle de la volonté de Béji Caïd Essebsi de vouloir ouvrir la voie à son fils pour gouverner le pays, Garrach a qualifié cette réflexion d'irrationnelle. Elle a fortement critiqué l'incohérence du comportement et du discours politique du leader du Front populaire. Elle a noté que certes Hamma Hammami est un leader qui a son poids politique, mais ses jugements à l'encontre de ses rivaux reposent sur des positions personnelles et manquent d'analyses politiques.

Garrach a souligné, d'autre part, que "le conflit" entre le président de la République et Hamma Hammami n'est pas d'ordre personnel.

Accusé par Hamma Hammami de vouloir changer le régime politique du pays, Saida Garrach a défendu Béji Caid Essebsi en indiquant que même si la constitution donne le privilège au président de la République de lancer une initiative pour changer le régime politique du pays, Béji Caïd Essebsi a préfère que cet amendement émane de la part du parlement, niant ainsi les propos du leader du Front populaire.

Dans une interview accordée à la Télévision nationale, le président de la République Béji Caid Essebsi avait notamment fustigé Hamma Hammami et une partie de l'opposition entrainant de vives réactions de la part de certains élus.

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