Ce qu'il faut retenir du discours de Donald Trump devant l'assemblée générale de l'ONU

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Le président américain Donald Trump prononce un discours lors de la 72e assemblée générale des Nations unies à New York, le 19 septembre 2017. | Kevin Lamarque / Reuters
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INTERNATIONAL - Le président américain Donald Trump a menacé, mardi à New York, de “détruire complètement” la Corée du nord si les Etats-Unis sont obligés de se défendre contre les menaces nucléaires de Pyongyang.

Dans sa première intervention devant la 72è Assemblée générale de l’ONU, M. Trump a souligné que si les Etats-Unis sont obligés de se défendre et de défendre leurs alliés, ils n'auront "d'autre choix que de détruire complètement la Corée du nord”.

Le régime coréen “doit comprendre que la dénucléarisation est son unique avenir acceptable”, a poursuivi le président américain lors de l’ouverture de cet événement d’une semaine.

Trump épingle l'Iran et le Vénézuela

Il a également épinglé l’Iran "dont les principaux biens à l’exportation sont la violence, l’effusion de sang et le chaos”, estimant que l’accord nucléaire avec Téhéran, conclu du temps de l’administration Obama, n’est qu’une “source d’embarras pour les Etats-Unis”.

Donald Trump a, par ailleurs, critiqué le Venezuela, accusant le régime du président Nicolas Maduro d’"affamer, emprisonner et persécuter son propre peuple", tout en privant les représentants de la nation d’exercer leurs droits politiques et démocratiques.

Le locataire de la Maison Blanche a appelé tous les pays du monde à “faire ce qu’ils peuvent” pour rétablir la démocratie et les libertés au Vénézuela.

Sa position sur la crise des réfugiés

Abordant ensuite la question des réfugiés, le président américain a souligné que "la somme que les Etats-Unis dépensent pour accueillir un seul réfugié suffit pour en soutenir dix dans leur propre pays, ou dans des pays voisins".

Donald Trump, dont l’administration a réduit de moitié le nombre de réfugiés que son prédécesseur avait promis d’accueillir, ramenant ce nombre à 50.000 pour 2018, a promis une assistance financière aux pays qui acceptent de recevoir des réfugiés.

"Un fardeau disproportionné"

S’arrêtant enfin sur l’action de l’ONU, Donald Trump, un critique de longue date de cette organisation internationale, a admis les potentiels dont regorge celle-ci, mais réitéré son appel à une refonte urgente et sa conviction qu’aucun pays ne doit subir à lui seul un “fardeau disproportionné sur les plans militaire ou financier”.

Quelque 196 politiciens, diplomates, chefs d’Etats et de gouvernements, ministres, chefs de délégations et représentants d’Etats observateurs ou de groupements régionaux sont présents à cette grand-messe diplomatique annuelle.

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