Ce qu'il fallait retenir de l'interview du président de la République Béji Caid Essebsi sur la Wataniya 1 (VIDÉO)

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Le président de la République Béji Caid Essebsi a accordé une interview exclusive à la chaine nationale El Wataniya 1 où il est revenu sur plusieurs sujets.

L'affaire Feiza Souissi

"Je soutiens la décision prise par le ministère de l'Éducation" de soutenir la jeune femme empêchée de donner des cours dans une école à Sfax par des parents d'élèves qui l'ont qualifié de "mécréante".

"Le plus important c'est de placer l'éducation au dessus de tout. L'éducation c'est sacré" a affirmé Béji Caid Essebsi.

L'élection présidentielle de 2019

Interrogé sur ses aspirations futures, Béji Caid Essebsi a affirmé qu'il était encore tôt pour dire s'il va être candidat ou pas en 2019. Avant de se prononcer, le président de la République a affirmé que cela dépendait de plusieurs facteurs "Pour se présenter en 2019, il faut déjà que la personne soit vivante (...)" a-t-il avancé avant d'ajouter: "qui dit que je serais capable d'assumer le pouvoir en 2019? Personne ne le sait".

Les élections municipales

Le président de la République Béji Caid Essesbsi a confirmé à demi-mots le report des élections municipales: "Les élections municipales sont très importantes et font partie intégrante de notre projet civilisationnel pour finaliser la structure de notre système dont fait partie le pouvoir local et régional".

"Cependant cela reste lié à la composition de l'ISIE; où il manque quelqu'un: son président qui a un pouvoir réglementaire" a-t-il indiqué avant d'ajouter: "il se pourrait que l'on se mette d'accord sur une autre date" avec les partis politiques d'ici mercredi.

Hamma Hammami

Interrogé sur les accusations du leader du Front Populaire Hamma Hammami de vouloir changer de régime politique au profit de son fils Hafedh Caid Essebsi, Béji Caid Essebsi a répondu par un verset de la Sourate Al Hujurat: "Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait".

Indiquant que cela ne le dérangeait pas, le président de la République a regretté que ce soit "à travers des insultes ou en minimisant" son travail.

"Quand il parle d'un président de la République, il faut qu'il le respecte un minimum, parce que le président de la République représente 1.737.000 électeurs" a-t-il conclu.

L'alliance Nidaa-Ennahdha

"C'était une expérience réussie et qui a donné des résultats positifs pour le peuple tunisien" a affirmé Béji Caid Essebsi. "Vue que l'expérience est réussie, autant la continuer" a-t-il ajouté.

"Mais la question ne se situe pas seulement au niveau d'Ennahdha et de Nidaa, mais aussi au niveau des autres partis politiques" a précisé le président de la République.

La loi sur la réconciliation

"Contrairement à ce qui a été dit, ce n'est pas la loi du président de la République. C'est une autre loi qui a été présentée en commission à l'Assemblée et ceux qui sont contre étaient présents lors des discussions" a affirmé Béji Caid Essebsi reprochant à l'opposition "des actes subversifs" lors de la plénière.

"Quand des gens commencent à crier pour empêcher l'Assemblée des représentants du peuple de faire son travail, cela est contre toute démarche démocratique" indique-t-il en référence aux chants entonnés par l'opposition lors de la lecture par le président de la commission de la législation générale du projet de loi sur la réconciliation avant son adoption à l'ARP.

Si selon lui, l'opposition est dans son droit, "elle doit respecter la majorité tout comme la majorité doit respecter l'opposition".

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