Polémique sur les cartes étudiantes de l'université de Tizi-Ouzou: le recteur Ahmed Tessa apporte son soutien

Publication: Mis à jour:
Imprimer

Souvenez-vous : mardi 12 septembre, une page Facebook dénommée "Université Mouloud Mammeri avait lancé un appel à la grève illimitée auprès des étudiants pour dénoncer l'édition en langue arabe des nouvelles cartes étudiantes et des certificats de scolarité.

Interrogé par le HuffPost Algérie, un représentant des étudiants avait dénoncé le caractère anonyme et anarchique de la démarche, tout en prévenant qu'un mouvement plus cadré pourrait voir le jour dans les semaines à venir.
Reçu mercredi 14 septembre par Radio Tizi-Ouzou (voir la vidéo ci-dessous, jusque 3 minutes), le recteur de l'université Ahmed Tessa a "remercié les étudiants" pour leur vigilance.

L'ancien doyen de la faculté des Sciences économiques a ajouté que cet appel à la grève était un "signe de bonne santé de l'université", avant de préciser que "sur la forme, ils avaient raison", tout en déplorant la forme : "on aurait d'abord dû discuter, dialoguer. Puis, s'il est nécessaire d'aller à la grève, nous irons", a-t-il affirmé sur les ondes de Radio Tizi-Ouzou.
Ahmed Tessa a annoncé avoir "instruit deux ingénieurs de l'université Mouloud Mammeri pour remédier à ce problème".

Comprenez la réintroduction du patronyme de l'écrivain sur les documents officiels du campus et l'ajout de la langue française. Arguant que la langue de Molière était un pré-requis pour les jeunes gens désireux de poursuivre leurs études en France, lors de leurs démarches administratives.

Il a poursuivi en indiquant que 12 000 cartes sous l'ancienne forme étaient encore disponibles et qu'elles "peuvent être mises à la disposition" des intéressés.

Pour les autres, il faudra s'armer de patience, priorité étant faite aux inscriptions et aux demandes de bourse et/ou de chambre.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.