Pas de vols low cost en Tunisie "tant que Tunisair ne pourra pas rivaliser" annonce The Independent

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TUNISAIR
Barcelona, Spain - August 21, 2016: Tunisair Airbus A320-200 taking off from El Prat Airport in Barcelona, Spain. | Santiago Rodriguez Fonto via Getty Images
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Simon Calder, journaliste spécialisé dans les voyages, du journal anglais The Independent raconte dans un article publié le 14 septembre 2017 ses nombreux voyages en Tunisie. Outre sa vision touristique du pays, Calder estime que si la Tunisie souhaite favoriser son tourisme pendant la basse saison et non pas seulement en été, il faut que les compagnies aériennes low-cost soient autorisées.

Un an après la révolution, Simon Calder avait visité la Tunisie et fait le tour du pays pendant une semaine. À son retour, il a été contacté par le Tunisian National Tourist Office (TNTO) à Londres qui lui a demandé son avis sur comment remettre le tourisme tunisien à flot?

"Tunisair ne peut pas aligner ses prix avec la concurrence"

"Ma réponse était concise, les vols low-cost" écrit Calder avant d'ajouter: "j'ai été poliment remercié. On m'a dit qu'autoriser les vols low-cost était prévu mais que ça ne pourra pas se faire tant que la compagnie aérienne nationale Tunisair n'est pas en mesure de rivaliser".

"Même si je recommande fortement la Tunisie comme destination touristique, je ne suis cependant pas d'accord avec la directrice du TNTO, Mounira Derbel, qui affirme que la Tunisie est une destination sûre pour les touristes européens" a-t-il écrit.

5 fois plus cher

Dans son article, Simon Calder compare les prix des billets pour des vols en partance de Londres vers Marrakech et de Londres vers Tunis durant la saison automnale. Il pense que l'énorme différence de prix ferait en sorte que les européens choisissent de visiter le Maroc au lieu de la Tunisie pendant la basse saison.

"Tunis est sans doute un des endroits les plus exotiques que vous pouvez atteindre en moins de 3 heures de vol depuis Gatwick (Aéroport de Londres), mais le vol le moins cher que j'ai pu trouver en novembre coûte £233 sur Tunisair, cinq fois plus cher qu'un vol vers Marrakech".

Au Travel Trade Gazette (TTG) Event, Simon Calder a demandé à Mounira Derbel si la Tunisie compte autoriser les compagnies low-cost. "Elle m'a dit que c'était en cours d'étude, mais un porte-parole de la compagnie aérienne Easyjet m'a assuré qu'il n'y aura aucun changement pour le moment" écrit Calder.

Easyjet opère depuis quelque temps au Maroc et lancera une nouvelle ligne Manchester-Agadir en octobre prochain.

"Nous sommes toujours intéressés par de nouvelles destinations, mais ceci dépend de la demande, de la disponibilité des avions et des offres aéroportuaires" a déclaré le porte-parole de la compagnie aérienne low-cost Ryanair ajoutant qu'ils n'ont toujours pas l'autorisation de l'État tunisien.

L'ouverture commerciale de l'espace aérien est primordiale

"Il y a 11 ans, le Maroc avait pris l'initiative révolutionnaire pour un pays africain de signer un accord d'Open Sky avec l'Union Européenne. Maintenant, quand on regarde le tableau des départs de l'aéroport de Marrakech, un jeudi soir entre 17h et 20h, des vols à destination de Lisbonne, Londres, Eindhoven, Francfort, Montpellier, Nice et Paris sont programmés. Au même moment à l'aéroport de Tunis-Carthage, on trouve seulement deux vols vers Paris, et un vol à destination de Rome via Alitalia" compare Simon Calder dans son article.

"Accorder autant de privilèges à Tunisair met des barrières aux touristes européens qui souhaitent visiter la Tunisie. C'est la dernière chose dont le tourisme tunisien a besoin" Conclut-il

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