Les conditions de détention de Salah Abdeslam assouplies à cause de sa santé

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JUSTICE - "Parler d'allègement est excessif" selon Nicole Belloubet. Mais la ministre de la Justice a confirmé ce vendredi 15 septembre l'information du Parisien selon laquelle les conditions de détention de Salah Abdeslam ont été révisées il y a quelques jours.

Seul membre encore vivant du commando des attentas du 13-Novembre, Salah Abdeslam est à Fleury-Mérogis depuis un an et demi. "Il reste à l'isolement, rien n'a changé sur ce point", a affirmé la garde des Sceaux. Elle a en revanche admis qu'il avait désormais "accès à certaines possibilités pour parler plus facilement à son avocat".

"Il y a des craintes sur sa santé", a justifié Nicole Belloubet qui place cette décision dans le cadre d'un futur procès qui pourrait avoir lieu à l'avenir. Selon elle, pour que Salah Abdeslam puisse participer activement à ce procès, il faut que ses conditions de détention le maintiennent dans une santé mentale suffisante. La crainte de l'administration pénitentiaire reste en effet son suicide.

Depuis mai dernier, la vitre qui séparait le détenu de ses visiteurs au parloir a été retirée et dans les prochains jours, le plexiglas qui était installé à la fenêtre de sa cellule va être enlevée de manière à ce qu'il voit directement l'extérieur et plus seulement la lumière du jour.

"Tout cela est possible parce qu'il est surveillé 24 heures sur 24" et parce que "son comportement est conforme aux standards de la détention", a dit à l'AFP une source dans l'administration pénitentiaire. "Tout est réversible à tout moment" en cas de "changement de comportement", a ajouté cette source.

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